Tremore - Cursed City
Published by Raphaël août 4th, 2006 in Musique, Disques
Tremore à pleines dents dans le rock sombre et inspiré new-yorkais et anglais. Toutes guitares devant et voix grave qui dans ses meilleurs moments rappelle furieusement Interpol et Joy Division.
Cursed City est le premier album de ce jeune groupe normand qui par ailleurs tourne beaucoup en France (allez les voir), sa pochette, rouge, noire et apocalyptique nous laisse à penser que l’on ne va pas rigoler pendant l’écoute de l’album. Pourtant même si Cursed City est noir et dense, parfois un peu trop, il contient suffisamment de respirations grâce aux jeux de guitares qui se répondent, aux qualités mélodiques du groupe (surtout des guitares encore), à l’implication du chanteur et à une rythmique efficace à l’image de nombres de groupe anglais récent, permettant de prendre pas mal de plaisir remuant au fil de ces onze morceaux.
Si l’album commence en douceur avec Ready For A Ride, Breakfest nous réveille énergiquement avec café et vitamines C ou plutôt rythmes syncopés, guitares en pleine forme et voix qui s’envole. Vision est encore plus épique et contient un très bon riff qui ne gâche rien et ce qui surtout donne envie de danser; le pont où les guitares et la rythmiques se répondent est bien vu et donne un côté Television que l’on retrouve ici ou là dans l’album.
Blues For Liz qui suit est malgrès son nom et un fond de tristesse dans la voix le titre le plus pop de l’album. Il rappelle même les britons The Corals. Le rythme ternaire est plus chaloupé et des harmonies à deux voix apparaissent, un petit régal pop et tranquille. On retrouvera ces harmonies dans la chanson titre, Cursed City, qui peut faire figure de tube de l’album grâce aussi à ses variations, à son rythme rapide et toujours ces dialogues de guitare.
Le côté sombre du groupe est très présent sur Weirdo (tendance énervé) et Days (tendance glaciale) tandis que Risk Of Fire trouve le bon dosage entre rock, mélodies et groove. Après un Near the Tragedy un brin … tragique aux côté « rock de stade » un peu déplaisant et un You will come out un peu banal, l’album se clôt par Recto-Verso, soit dix minutes de montée et de redescente aux accents de Joy Division dans la voix et la basse avant qu’Interpol et Television ne reviennent rendre ce long titre de plus en plus possédé et envoûtant.
Au final encore un album de qualité d’un groupe aux origines saint-loises, ça devient une habitude.
Le site de Tremore
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