The Apples In Stereo - New Magnetic Wonder
Published by Raphaël mars 14th, 2007 in Musique, Disques
C’est pas vraiment facile de parler d’un album à 100% parfait comme l’est le dernier album des Apples In Stereo. Voyons, comment dire … JE KIFFE GRAVE C’EST TROP MORTEL, DE LA BOMBE EN BARRE DOREE …
Voilà comme ça c’est fait.
En y allant plus sereinement, il faut rappeler que The Apples In Stereo est un groupe américain ayant plus de 10 ans au compteur et dejà plusieurs très bon albums derrière lui comme Her Wallpaper Reverie ou Tone Soul evolution. Et si la voix de Robert Schneider évoque un peu celle d’un ado on a en fait plutôt affaire à une version ultra-colorée de geek sur le retour. The Apples In stereo fait partie du collectif Elephant 6 qui à donné à l’ indie-pop psychédélique américaine ses meilleures pépites depuis les 90’s. La France les boude injustement et j’ai bien l’impression que l’album n’est même pas (encore) distribué par ici. Aux Etats-Unis il est sortit chez Simian Records, le tout nouveau label d’Elijah Wood.
Robert Schneider et ses amis ont mis 5 ans à faire cet album et c’est largement justifié vu la densité sonore présente. Et pourtant malgrès ces centaines de prises que l’on imagine, ces voix trafiquées, ces instruments triturés, ces mélodies perfectionnées, on reste dans la pure pop song. Il n’y a pas vraiment d’explorations expérimentale comme on peut en trouver chez Olivia Tremor Control, autre groupe Elephant 6, tout juste retrouve t’on quelque fois l’esprit 60’s psychédique. La grande affaire de ce disque c’est la power-pop. La power-pop à la sauce Beatles, à la sauce Who, à la sauce Big Star ou à la sauce Blur qu’importe, ce qui compte ici c’est le fun. Un titre comme Energy résume cet album « And the world is made of Energy, and the world is electricity … It’s gonna be allright » sont à peu près les seuls paroles, guitare catchy, choeurs passés au vocoder le tout pour une « positive attitude » qui renvoie l’hiver au placard.
L’album est rempli de court morceaux de transitions un peu à la manière de Sell Out des Who, ces interludes sont agréables entre deux bombinettes énergique à vous laissez sur les rotules.
Car avec un Can You Feel It en ouverture qui nous prévient « Turn up your stereo », les guitares et la rythmique puissante de Skyway juste adoucie par des to-do-do-do-doo juste ensuite, le début de l’album démarre à 100 à l’heure.
Un peu plus loin Same Old Drag nous laisse entrevoir le nombre d’heure qui ont du être passées en studio avec ce superbe son de clavier assez 70’s, ces choeurs travaillés et ces guitares compréssées. Le tout à un côté Phoenix en technicolor.
Sur deux titres de l’album Robert Schneider laisse le micro à Hilarie Sydney qui était la batteuse du groupe et qui a hélas quitté le navire avec cet album. Hélas car ces deux titres sont exceptionnels. Deux titres parfait d’indie-pop, en particulier Sunndal Song avec sa mélodie accrocheuse dont la structure en boucle est peut-être la raison pour laquelle j’écoute ce titre … en boucle.
Le groupe c’est faire aussi des morceaux plus chamalow comme avec Play Though ou avec un 7 Star lui aussi très travaillé qui rejoint un peu Spinto Band ou encore dans un retour au lo-fi Sun Is Out ressemble à un titre enregistré au coin du feu avec une très belle mélodie introductive avant que basse, flûte et la troupe de joyeux boy-scout se mette en marche.
Le psychédélisme se marie à la guitare en fusion sur Open Eyes qui pourrait être le style de morceau que pourrait faire Oasis aujourd’hui si ils n’avaient pas lâché l’affaire il y a bien longtemps de cela. Et sur le bien nommé Beautiful Machine Part 3-4 l’esprit psychédélique des Beatles agrémenté de quelques guitares noisy est à la fête avant que l’album s’en aille sur une dernière mélodie.
Enfin pas pour longtemps bien sûr.
Et bien ça se confirme, faire une chronique d’un aussi bel album c’est pas facile alors bon regardez la note en bas et si joie et musique ne sont pas pour vous incompatibles, faites moi confiance vous allez kiffer grave.
Rating: 









4 Responses to “The Apples In Stereo - New Magnetic Wonder”
- 1 Pingback on jan 22nd, 2008 at 13:30

Je découvre ce groupe avec New Magnetic Wonder. Un grand bonheur en technicolor effectivement !
Et savoir que j’ai 10 ans de Apples In Stereo à rattraper est assez jubilatoire finalment.
Bravo pour cette chronique !
Je viens de découvrir également ce groupe absolument génial (via la chronique du dernier Mazarin sur Pitchfork). J’adore l’album, vraiment, je ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas plus populaires.
Bonne continuation pour ton blog