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  • Route du Rock 2005 - Samedi


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    Il y a toujours des gens qui se plaignent de mal dormir en festival mais ça c’est parce qu’ils ne respectent pas deux règles primordiales : se coucher quand vraiment on ne tiens plus debout et tout faire pour ne plus tenir debout. Si on les respecte on pourra aller faire un tour dans Saint-Malo dans un états de fraîcheur disons acceptable.

    Dans la vieille ville on verra qu’il y a toujours autant de touristes, de joueurs de musique folklorique, de créperies, de marchand de glace et que les terrasses sont toujours aussi agréables. Et il y a toujours une plage (plusieurs en fait). Avec de la musique en plus mais ça il parrait que c’est pas tout le temps. Quand on s’est posé dessus on a vu un beau piano à queue abandonné mais pas pour longtemps puisque un messieur bien habillé est venu poser ses fesses sur le tabouret et à commencé à pianoter. Tiens une reprise de Radiohead me dit on à ma droite, tiens une autre reprise de Radiohead me redit-on à ma droite. Le messieur prend le micro ensuite et nous annonce qu’il va enchaîner avec une reprise de Radiohead.
    Tiens, tiens il y aurait-il un concept la-dessus ? Il dira ensuite courageusement qu’il ne sait hélas pas parler la plus belle langue du monde mais attention il a beau être américain, il n’aime pas Georges Bush. Bon tout ça est quand même assez detestable, une musique de mauvais récital que l’on vend aux public « rock » sous pretexte que c’est du Radiohead. Pour information, le messieur en question était Christopher O’Riley.


    Allez zou si on se tapait des bouchons plutôt. Et oui ce soir il y a Cure et donc grande affluence. Ca plus un deuxième contrôle de flics en 2 jours où casi se verra demander : « Vous avez consommé ? » Heu? une glace à la pistache pour moi, elle était très bonne d’ailleurs. Résultat un choix cornélien nous tombe dessus : The Organ ou The Apéro. Bon on va pas prendre de risques et on choisit notre matière la plus forte. Pas de The Organ et tant qu’à faire pas de Colder (avec un nom pareil faut dire que ça donne pas envie). On verra quand même la fin et ça ne m’a pas donné de regrets. C’est bien plus amusant par contre de regarder tout les déguisements de corbeaux présent dans le fort (mention spéciale pour une robe noire à volant avec voile noir sur le visage) évidemment avec nos petits look sages on ne fait pas le poids (mais on fait plus vivant).

    Débarque ensuite sur scène The Raveonettes, tout en noir eux aussi. Je ne connaissais que très vaguement les morceaux, j’avais juste noté la progression entre les deux albums, le deuxième étant biens plus doux et produit que le premier. Mais pour ce concert ils ont privilégié l’aspect énergique de leur musique, enchaînant que de parfaites pop-song 60’s jouées à la manière de Jesus & Mary Chain soit toutes guitares devant et simplifiées au maximum, ne se permettant de ralantir et de complexifier les choses qu’a deux ou trois moments. C’était pour moi une des plus agréables surprises du festival vu que j’en attendais pas des lustres. Et puis le charme de Sune Rose Wagner est indéniable, elle est très très pretty in black .

    La foule devenant vraiment dense, le concert étant à guichet fermé, et n’étant pas vraiment fan de The Cure je m’écarte et passe les deux heures suivantes entre le bar, les stands labels et l’écran géant. Le groupe jouait dans une formule sans clavier ce qui n’était pas pour me déplaire et il y avait de bons moments. Hélas tout ça était trop long pour un novice comme moi et le peu de tubes joués fit que tout fini par se ressembler et se confondre.

    Evidemment à rester si longtemps près des lieux de perdition, j’étais en pleine forme pour !!! (prononcez coin! coin! coin!). Et ça tombe bien eux aussi. Le chanteur portait un magnifique short court et multicolore qu’on ne fabrique plus depuis 1982. Le groupe jouait un funk rapide avec peu d’interventions elctro mais beaucoup de percussion. Une belle partie de danse que ce soit sur scène où le chanteur courait à droite à gauche ou dans le public (il y avait plein de place tout d’un coup, c’est mieux pour danser). C’est un peu dommage qu’ils aient tout le temps le même rythme mais comme il est très efficace ce concert était l’autre bonne surprise de la journée.

    La suite : alcool, « discussion », lever de soleil, effondrage était moins surprenante mais tout aussi amusante. Comme l’année dernière on nous a refait le coup du « Johnny est mort » même si la sauce semble avoir mieux pris ce coup-ci.

    Ca ne m’a pas empêché de dormir en tout cas.


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