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  • affiche-evreux.jpgLe rendez-vous était encore pris cette année avec le meilleur festival normand. Et on y a retrouvé malgré (ou grâce) un changement de programmateur une bonne ambiance, une taille humaine, de la bière pas trop chère, un temps plus que correct (un peu frisquet quand même) … et de la bonne musique la plupart du temps.
    On sentait quand même en regardant la programmation un peu de changement, l’édition était un peu plus axée sur le rock et la pop indé et on allait échapper aux groupes reggae et rock festif. Ce n’est pas moi qui ira m’en plaindre.
    Ce qu’il y a de bien dans ce festival c’est qu’il n’y a pas besoin de marcher trois kilomètres pour passer d’une scène à l’autre, ni même pour rejoindre les tentes. Par contre pour rejoindre le site là c’est long et si on ajoute un service d’ordre trop scrupuleux, c’est en marchant prestement, aux abords de l’hippodrome que j’entends mon morceau préféré de 2005 (Raising the Sparks par Akron/Family). C’est rageant mais bon je verrai une petite demi-heure du concert c’est-à-dire du free rock psychédélique aux bonnes senteurs de Woodstock. Entre longues improvisations, chant chamanique, jovial et participatif, rythmes tribaux et une petite douceur folk pour montrer qu’ils savent aussi faire cela. Bref l’entrée en matière de ce festival était très bonne, un des meilleurs moments de la journée.


    Didier Super enchaînait et forcément c’était moins super. Pas mal de blagues sympas sur les anarchistes ou les escadrons de la mort mais bon j’ai pas bien compris pourquoi cet humoriste avait une guitare à la main et même … un groupe ?!

    Didier Super

    J’ai jeté aussi une oreille sur Draft un groupe émocore normand assez impeccable qui n’attirait hélas pas les foules sur la scène papamobile.
    Trois heures plus tard, sur cette même scène l’ambiance aura viré du noir au jaune, rouge, vert, rose … pétillant. Le tout serré les uns contres les autres car il y avait du monde sur scène comme dans le public pour assister au concert de I’m From Barcelona. Cette troupe de suédois mythos à fait chavirer le public déjà echauffé par une balance un peu longue. Les 25 (voire plus, je ne sais pas compter jusque là) membres du groupe ont réussis à provoquer quelques belles parties de jambes en l’air (pendant un concert on dit slammer) avec des pop song pourtant bien enfantines et un peu simplistes.
    Mais retomber en enfance ça fait aussi du bien et avec des confettis et tous ces chœurs on a vite envie de rejoindre la troupe et de mentir avec eux : we’re all from Barcelona !
    Le leader ébouriffé de la colo n’était pas en reste, il se joignait à la foule et on la retrouvé pendant un moment perché en haut d’un pilier.
    Le meilleur moment d’euphorie collective était donc passé.

    I'm from Barcelona

    Avant ça Miossec et sa chanson française un pieds dans le caniveau a eu l’air be bien se débrouiller avec un concert plus musical que par le passé. Mais j’ai préféré rester avec mes souvenirs et je suis lâchement aller m’ouvrir des bières (manuellement) au camping.
    Au retour, le leader de Maximö Park et ses droogies avaient envahit la scène principale (dans un style très Orange mécanique donc) mais leur brit-rock de seconde zone était loin de valoir un bon moloko des familles si vous voulez mon avis, ni même une bière.

    maximo-park2.jpg

    De Sean Lennon je dirais juste que jouer en même temps que I’m From Barcelona c’est pas bien malin.
    Comme on n’est pas des machines (surtout moi) voilà qu’à seulement 22h30 les faits s’embrouillent. Et oui ouvrir les portes du festival un peu tôt ça comporte ses risques. Basons nous donc sur quelques flash.
    Le brit-rock de The Rakes est lui plutôt de qualité, surtout sur quelques singles accrocheurs mais pas suffisamment pour lutter contre le fait que je les avait déjà vu il n’y a pas longtemps et que Pelican jouait à la Papamobile.

    The Rakes

    Après quelques titres me semble-t-il bien exécuté de The Rakes le post-hardcore de Pelican avait quand même un effet « grosse claque dans la gueule ». L’ambiance est lourde, le guitariste prend des poses métal-harcore et on se retrouve vite fait en train de headbanger sévère. Dans la précision des break il y a un côté math-rock avec de rares passages plus calmes avant que les riffs hardos (mais sans solis) ne reviennent.
    Au bout d’un moment je vais faire un tour au bar et j’oublie de revenir pour la fin du concert, c’est bête. Mais je serai fidèle au poste pour !!! qui nous a donné un show époustouflant à base de lumières dans tous les sens, de chanteur survitaminé parcourant la scène de droite à gauche et effectuant une choré … personnelle, de double batterie (une pour chaque jambe, normal) et puis d’autres trucs mais je me souviens surtout d’avoir dansé comme un fou, de la foule et d’avoir eu mal aux jambes le lendemain.!!!

    !!!

    Photos: Simon Grossi


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