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  • affiche-evreux.jpgLa nuit fût courte et si l’année dernière on pouvait récupérer en écoutant de bons groupes au soleil au bord de l’Iton, cette année il n’y avait pas de concerts de prévu en ville et on se contentera d’un tour à Cora pour se ressourcer, c’est moins classe.

    Mais la pause classieuse aura quand même lieu un peu plus tard assis sur l’herbe tandis que Midlake nous caresse avec une pop-rock-folk assez délicieuse. Les arrangements se font tout en finesse la guiatare est le plus souvent électro-acoustique mais n’empêche pas quelques accélérations. La discrétion du groupe est peu être un peu trop importante pour être totalement emballé, mais ce concert agréable est arrivé à point nommé.

    Le suédois Peter Von Poehl a encore ralenti le rythme avec un set composé essentiellement de ballades. Sur scène, des choristes, des musiciens tout en professionalisme et la voix sans aspérités de Peter. Les ballades sont parfois belles, parfois poussives et proches de la soupe. Un concert très clean avec ses défauts (manque d’originalité, excès de ballades qui a enlevé un peu tout la dynamique du concert) et ses qualités (instruments et sons souvent agréables comme le vieil orgue ou les cuivres). On a pu s’amuser par contre en voyant un des musiciens hyper-pro souffler de manière interloquée dans un mélodica bien lofi en comparaison de ses intruments classieux.

    Peter Von Poehl

    Le vrai rayon de soleil de la journée fût apporté par Cake, en accord avec le soleil quasi-californien au dessus de nos têtes. Au fond de la scène une grande toile représente une montagne américaine, le batteur arbore d’ailleurs le bonnet de montagne, une boulle disco tourne en l’air et le chanteur ne quitte pas sa casquette de baseball. Une ambiance très yankee à la cool qui va reigner pendant tout le concert. Des sons de guitare qui font cling-cling que j’adore sorte de la guitare acoustique tandis que l’autre guitariste (très doué) est plus proche des solos de rockabillie ou de country, la trompette prolonge la magie et la basse et la batterie nous donne ce rythme entre nonchalance et soul-rap des campagnes. Si le groupe a connu sa période gloire il y a dix ans il est un peu passé hors de mode et c’est bien dommage. Ce concert donne vraiment envie de combler les lacunes que l’on on peu avoir à son sujet et d’aller jeter une oreille sur leurs disques. Ils ont joué des morceaux d’un peu toutes les époques (The Distance, Open Book, Sheeps Go To Heaven …) ravissant les (quasi) trentenaires ayant fait subitement leur apparition au premiers rangs comme le public plus jeune. John McCrea, le leader semble un peu étonné du bon retour du public mais il est le seul fautif (avec ses musiciens bien sûr) et le concert sera pour moi le plus réussi du festival.

    Le trio belge Sharko enchaînait. Avec une énergie visible, surtout de la part du leader David Bartholomé, il mit une ambiance plus rock que les groupes précédents sur l’hippodrome. Ils utilisent parfois des boucles notamment pour la basse, on les sent très habitués à la scène et leurs morceaux ont de temps en temps un petit grain de folie bienvenu. Mais ça n’est pas toujours valable mélodiquement et ça ne s’approche pas d’un dEUS au meilleur de sa forme.

    Sharko

    La hype indie a touché de plein fouet les Clap Your Hands Say Yeah dès leur premier album. Une hype un peu exagéré si vous voulez mon avis. Leur musique dans le meilleur des cas peu faire penser à un croisement de Television et de Broken Socialm Scene mais la voix nasillarde et totalement inarticulée du chanteur est souvent plus énervante qu’autre chose. Heureusement pour le concert elle était suffisamment distante pour nous laisser apprécier la musique. On passa donc un assez bon moment sous le signe des guitares indies qui rallongaient pour l’occasion les morceaux tandis la rythmique permet de bouger (avec modération mais plaisir). Et puis même l’attitude du chanteur qui avait vraiment l’air de s’emmerder sur scène ne suffit pas à gâcher le petit bijou qu’est The Skin Of My Yellow Country Teeth.

    Clap You Hands Say Yeah!

    Pour revenir en France, Gomm nous a montré de quoi ils étaient capables. Et Gomm ça dégomme (pardon !). Les morceaux partent à mille à l’heure guitare saturée devant, batterie emballante tout en chantant en même temps (c’est pas évident) et la chanteuse saute sur son Korg qui rajoute des sons krautrock 70’s à l’ensemble. Le pogo deviant violent dans la foule et si le chant n’est pas toujours génial c’est compensé par l’énergie et par ce côté à la fois punk et répétitif.

    Pour rivaliser avec cette sève punk-rock il fallait bien le Black, Franck de son prénom. Evidemment tout de noir vêtu il enchaîna ses tubes (de sa carrière solo, pas de Pixies dans la set-list) accompagné par des punks (iroquoi à l’appui) qu’on aurait pas envie de croiser lors d’une fermeture de bar. Les lycéens pendant se temps volent dans les airs avant de retomber sur le sol (parfois violemment mais toujours artistiquement). Los Angeles pour commencer, Abstract Plain, I’m Jerk … de quoi me ravir vu que ça faisait un moment que je ne les avais pas entendu, bref pendant les trois/quart du concert Frank Black a assuré mais comme il préfère le resto aux abdo on a bien sentit qu’il avait du mal à tenir la distance (notamment après un accouplement avec la batterie !!). A part donc que c’était un peu trop long pour un concert de punk-rock (et pour lui) l’ambiance était plus Black que noire.

    Comme je vous aller voir Peter, Björn and John je n’ai entendu que trois titres de Menomena. Le trio américain que le pourrait qualifié de groupe pop expérimental est pourtant à voir. Peut-être pas en festival à une heure aussi tardive mais j’aurai bien aimer entendre encore un peu de sax baryton ou entendre plus longtemps leur arrangements soignés.

    Menomena

    Mais pas véritablement de regrets puisque le concert de Peter, Björn and John fût l’un des meilleurs concert du festival. Leur premier album est très réussi mais sur scène ils réussisent à encore améliorer leurs chansons pop à la fois légères et mélancoliques. Même si parfois ils sont obliger de rajouter quelques boucles (comme sur leur tube Young Folks qui souleva le public tassé de la Papamobile d’enthousiasme) ils rendent leur titres plus vivant, les titres sonnant plus rock, les guitares plus en avant.

    Peter, Björn & John

    La fatigue se faisait sentir pour assister au concert de Kaiser Chiefs mais ces stars de la pop britannique se sont bien débrouillés. C’était le grand show, gros logo, gros son (beaucoup trop de basse quand même), grosses lumières et grosse ambiance. Pas un grand souvenir mais de loin on pouvait entendre quelques bons morceaux sous l’énergie parfois surjouée du groupe.

    Kaiser Chiefs

    Bon le rock c’est bien gentil mais ça mets dans tous les états, surtout celui de la fatigue et c’est donc rempli de bons souvenirs que le festival se terminait. Jusqu’à l’année prochaine bien sûr !

    Photos: Simon Grossi


    1 Response to “Le Rock Dans Tous Ses etats 2007 - Samedi”

    1. Gravatar Icon 1 gothikwinds

      hello
      we are a morroca rock , after checking your internsting webpage we wante to know more information about your festival and how a foriegn bands could participate.

      thank you

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