Catégories

Evénements

  • août 2008
    L Ma Me J V S D
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031
  • Events


  • Le Rock Dans Tous Ses Etats 2006

    breveon2457.jpg

    Arrivé sous le cagnard on repartira sous la flotte. Entre les deux, des concerts allongé sur l’herbe ou piétiné toute les dix secondes mais avec à tous les coups ou presque la satisfaction au bout, pour peu qu’on ait fait les bons choix dans la programmation toujours aussi variée du festival.

    Après s’être installé tranquillement au son du soft-rock californien de Donovan Frankenreiter, le festival débutera pour nous avec son groupe à la moyenne d’âge la plus élevée soit Bettye Lavette et ses requins de studio/tournée. Bettye chante la soul depuis une quarantaine d’années et revient au devant de la scène grâce à un récent album récompensé (aux grammy je crois). Et elle en est fière. Et après tout elle a raison, sa soul bluesy bien que de facture un peu trop classique est suffisamment poignante pour passer un bon moment aux côtés de ses sons rappelant Otis Redding.

    Pour éviter de revenir trop vite à nos temps torturés on ira voir ensuite Two Gallants qui réussit à mêler dans une même chanson le blues-folk ancestral d’un Leadbelly avec un rock à effrayer n’importe quel fan des White Stripes. La plupart des titres de ce duo guitare batterie alterne donc passages en picking chanté un peu à la manière de Vic Chesnutt avec des passages où la batterie s’emballe et prend le devant de la scène tandis la voix elle aussi devient plus dure. Le duo est totalement habité par ses morceaux, le chanteur aux yeux un peu hagard regarde dans le vide tandis que le batteur tape sur ses fût sans que l’on puisse voir un cm² de son visage entièrement recouvert par ses longs cheveux. C’était la très bonne surprise du jour vu que l’album m’avait semblé un peu en-desous.

    Pas de surprises par contre avec dEUS grâce à qui je passe toujours de bon moments. Le seul problème est qu’il y a maintenant deux sensations qui alternent lors de leur concerts :

    Sensation 1 : je suis en train d’assister à sympathique concert d’un symapthique groupe de rock

    Sensation 2 : je suis en train d’écouter des morceaux terribles parmis les meilleurs des quinzes dernières années et je suis aux anges.

    Ces deux sensations se manifesteront selon que le groupe jouera un titre du dernier album ou un titre plus ancien.
    Mais bon avec du Fell Off the Floor, du For the Roses, du Via, du Instant Street, du Suds & Soda en final, de la bière et du France-Togo 2-0 c’est evidemment la sensation 2 qui l’emporte.

    Razorlight a tout du groupe anglais à la mode, la fougue, la jeunesse et le côté casse-burnes. Après un début sous le signes des Artic Monkees, des Who et des Kinks le chanteur en fait vite un peu trop : trop de pantalon blanc serré et trop de présence sonore qui couvre le groupe derrière qui semble pourtant assez agréable. En plus il est nul au foot m’a-t’on dit.

    Il est plus de onze heure et je jette une oreille pour la première fois dans le Banana Club, scène consacrée aux artistes plus ou moins électro. Dapayk et au laptop avec un rythme techno minimaliste et ennuyeux. Allez ouste, fêtons la qualification encore un petit peu. Une heure plus tard en attendant le set de Nathan Fake, Dapayk est toujours là avec ce même rythme répétitif , une coupure électrique serait le bienvenu.

    Heureusement toute mauvaise chose a une fin et Nathan Fake et son acolyte (qui s’occupait des visuels je crois) arrive pour une musique plus atmosphérique et planante entrecoupée de saillies de beat puissant rappelant Boards of Canada. Je m’eclipse toutefois assez vite pour voir Katerine qui collait plus avec mon état joyeux (blue demon m’a dit toutefois le plus grand bien du concert de Nathan Fake). Et joyeux, Katerine et ses ex-little rabbits l’étaient encore une fois. Encore beaucoup de morceaux du dernier album revisités dans une sauce plus rock, beaucoup de surréalisme, de l’impro de la part de Katerine pendant que les musiciens enfilaient leur tenu de combat rose bonbon et beucoup d’amusement. Mais moins qu’à Saint-lô tout simplement parce que c’était plus court.

    Voilà ce qui finissait cette agréable première soirée ébroïcienne.

    En plus des concerts sur l’hippodrome, des concerts sont organisés en ville le midi et en début d’après-midi et cette programmation s’est révélée de très bonne qualité, deux des quatres concerts « off » auquel j’ai pu assister figurant même parmi les meilleurs du festival. My name is nobody tout d’abord, groupe folk de Nantes qui fait penser au meilleur de Will Oldham avec un côté un peu moins triste et légèrement pop ; parfait pour récupérer de la veille, allongé dans l’herbe à côte d’une quinzaine de personnes venu assister à ce concert bien trop confidentiel. Devant l’hotel de ville proche de la scène, les mariages se suivent imperturbables et les cloches d’église essayent de s’immiscer assez lourdement à la folk mélodieuse et mélancolique du groupe. Elles n’auront par contre aucune chance contre le déluge sonore d’I Love UFO, trio de stoner-rock parisien qui vaut le déplacement. Peut importe que le batteur semble un poil limité, que le bassiste répète le même thème pendant dix minutes que le guitariste-chanteur braille un peu n’importe comment tout en jouant un peu n’importe quoi sur sa guitare, l’important se trouve dans ce son guitare et ces pédales d’effets magiques qui mélangent métal et psychédélisme 70’s, ça décoiffe ! Surtout à deux heures de l’après-midi en plein centre-ville tandis que les passants se demandent en se bouchant les oreilles quelles forces obscures ont bien pu s’abattre sur cette ville si paisible habituellement.

    On aura vu aussi un bon concert de Diving With Andy à la pop douce qui fait penser un peu à du Elysian Field et la moitié du concert de This melodramatic sauna, voisin de label de My name is nobody qui rajoute de l’électronique lo-fi à la folk pour un résultat assez plaisant.

    Chroniqueur de festival c’est des vrais journées de ministre, dur à suivre et je ne suis pas. Ayant raté Jack The Ripper et Brisa Roché, je soigne mon blues avec celui d’Archi Bronson Outfit. Un blues qui file sacrément la pêche grâce à ses accents psyché voire punk. Une autre révélation du festival pour ce trio britanique élevé aux sons du bayou, du Gun Club et de Jon Spencer.

    On se repose avec La Maison Tellier aux chansons entre Herman Düne, chanson française et Calexico (pour une version de Toxic de Britney). Sans être extraordinaire les morceaux sont suffisamment bon pour passer un bon moment.

    Ensuite ce fut l’heure des choix : Dirty Pretty Things ou We Are Wolfes ? J’ai regardé le début des premier, voyant que leur rock agréable et énergique se déroulait sans accrocs (à part pour ceux qui étaient dans le pogo), que la jeunesse appréciait et que le rock’n roll pouvait continuer sans peur son existence je passais dans la tente du Banana pour voir les We Are Wolfes trio de Montreal, batterie (jouée debout) , synthé, basse. Ce fut un des meilleurs concert de punk-new wave de ma vie (mais je n’en ai pas vu beaucoup), énergique, simple et fou ave ce son de synthé Korg un brin noisy. A voir.

    Deuxième choix, le groupe Duchess Says, voisin de We Are Wolfes, ou Art Brut. J’ai choisi la sécurité j’avoue avec Art Brut que j’avai déjà vu et que j’apprécie beaucoup. Le concert d’Art Brut fut génial, plus puissant qu’à la route du rock, peut-être grâce au changement de guitariste, chanteur en forme, les nouveaux morceaux tiennent la route. Ce groupe et son punk pop et caustique semble donc être plus qu’un « coup » et prêt à durer.

    Ceux qui ont choisi Duchess Says m’ont aussi affirmé que c’était génial, le match n’aura donc pas de vainqueur.

    Pour terminer la soirée Franz Ferdinand mettra une ambiance joyeuse parmi la foule qui n’en demandait pas tant. On peut juste regretter de ne pas avoir eu plus de titres du premier album qu’avouons-le tout le monde préfère au second, non ? Mais le concert était tout de même très bon (enfin pour ce que je crois m’en souvenir).

    Puis vint le reste de la nuit puis l’aube.

    Et cette année les organisateurs avaient prévu les grands moyens puisqu’ils avaient convoqué la pluie pour nous faire dégager plus vite du camping. Sont fort ces normands.


    0 Responses to “Le Rock Dans Tous Ses Etats 2006”

    1. No Comments

    Leave a Reply