Le Rock Dans Tous Ses Etats 2005
Published by Raphaël juillet 3rd, 2005 in Musique, Concerts
Quand on arrivé cette année au sur le site du festival, on a appris des choses et on a eu confirmation d’autres.
Le saviez-vous ? Le Rock Dans Tous Ses Etats en est à sa 22ème édition et ça fait beaucoup plus que ce que je pensais égocentriquement (Quoi ? Ce festival existait avant que j’y pose les pieds ?).
Le saviez-vous ? Le Rock Dans Tous Ses Etats en est peut-être à sa dernière édition. En effet les salutaires subventions nécessaires à tous festival risque d’être absentes l’année prochaine et c’est pourquoi il ne faut pas hésiter à faire pression sur la ville d’Evreux, sur la région, sur son prefet, sur son père (surtout si c’est le même) etc…
Ca se confirme. L’accueil des festivaliers et des campeurs en particulier est un peu rude. Mieux vaut être consciencieux et avoir pris son vendredi après-midi car si on arrive un peu tard (et quand je dis tard, je dis 5-6 heures) on se retrouve vite en train de maudire la terre entière et les fouilleurs-de-sac-poseur-de-bracelet-et-autres largement insufisants en nombre pour faire rentrer la foule, alors que l’on entend les (dés)accords d’Eric’s Trip au loin. Rassurez-vous je fais partie des consciencieux et j’ai donc pus assister au concert du festival, mais je suis aussi compatissant. Amen.
Ca se confirme. En Normandie il fait chaud. Tout comme il y a deux ans, je crois que l’on peut ressortir le dicton : chaud à Evreux, attention à vos vieux.
Après avoir vérifier que l’on avait ramené suffisament de liquide conformémént aux recommendations du ministère de la santé et du ministère de l’économie on arrive pile pour le deuxième morceaux de Son & Daugthers, premier groupe du festival, ce qui mérite vos applaudissement (plus fort, j’entends rien).

Et tout de suite un beau premier contraste entre le soleil qui cogne et la paleur des quatres écossais, j’espère pour eux qu’ils n’ont pas oublié la crème. Le concert était une bonne entrée en matière. La batterie martelait ses rythmes shuffles originaires des vieux disques de rock’n roll 50’s, ce qui provoquait chez la chanteuse, Adele Bethel, de drôles de contorsions, sans doute une danse de Glasgow inconnue par ici tandis que Scott Paterson, tout de noir vêtu semblait aussi nerveux et tendu que ses riffs de guitare. Hormis deux titres de Love The Cup (dont le très bon Johnny Cash), le groupe s’est concentré sur son récent album Dance Me In. L’alliance des deux voix aurait plus être améliorée si la voix du chanteur avait été réhaussée et le groupe aurait pu incorporer un ou deux titres plus calme pour casser un peu la constance rythmique mais à part ces broutilles cette alliance de vieux country-rock’n roll et de pop était très bonne.
Les programmateurs ont eu l’intelligence d’inviter Kinski, groupe de Seattle en devenir et dont je vous conseille fortement l’album Alpine Static qui doit sortir prochainement. Hélas un grand doute m’envahit quand je vois tout ces micro et surtout quand j’entends le groupe s’en servir. Parce que j’ai oublié de dire c’est que Kinski fait dans l’instrumental. Et quand le groupe entame un autre morceau indie-rock au ambiances Interpol je suis près à parier et mettre en jeu ma carte de presse (oui bon je sais je n’en ai pas) que ce groupe n’est pas Kinski. Pari gagné, après renseignement c’était les hollandais d’Alamo Race Track qui remplaçaient Kinski qui avait annulé sa tourné européenne. Le mélange entre indie-rock et rock 80’s à la Interpol était suffisament sympathique pour écouter le concert avec intérêt mais pas suffisament pour rester dans les mémoires. Je suis donc parti après le concert me ressourcer avant Sonic Youth.
Pendant ce temps-là Amadou et Mariam jouent. La musique africaine light est assez agréable mais les paroles sont confondantes d’angélisme.
Je doutais un peu de la musique d’Hollywood Pornstar avant de la connaître, et j’avais tort. Leur rock entre glam, punk et indie était réussi sans être révolutionnaire. Ca bougeait en tout cas pas mal et c’est encore un groupe belge à suivre. Je suis quand même partit un peu avant parce que c’était l’heure de la messe.

Thurston, Kim, Jim, Steve et Lee arrivent sur scène en plein jour ce qui accentue leurs rides, mais dès les premiers larsens d’I Love Golden Blue toute considération futile est oubliée et j’ai encore assisté à un concert gigantesque en joie et émotions (hélas pas en durée) de Sonic Youth. Après les superbes murmures de Kim, le rythme s’accentue un peu sur Stones puis carrément sur Pattern Recognition au final dantesque avec Thurston qui fait son show sur la droite de la scène, jouant avec le public tandis qu’un spectateur rentre à gauche avec une mandoline électrique et fait un duel avec Lee Ranaldo.
Les choses repartent doucement sur Unmade Me prouvant tout de même au passage que le récent Sonic Nurse est un album qui compte dans la discographie du groupe. Un millième de seconde suffit au public pour sauter en l’air aux premières notes d’Eric’s Trip et un pogo se forme dans la bonne humeur.
Kim reprend la parole pour Bull In The Heather qui précède un très bon New Hampshire avant de finir magnifiquement par Drunken Butterfly et un Expressway To Your Skull forcément noisy et vaporeux.
They’re God. On en a eu encore la preuve mais on aurait aimé qu’ils le démontrent un peu plus longuement.
Mais bon on est en festival, c’est la règle.
Après ça j’ai pas trop le courage de redescendre sur Sage Francis et le Peuple de l’Herbe (qui a pourtant du en faire planer plus d’un).
Je ne reviens que pour The Kills. Le duo qui fonctionnait pas mal sur le premier album semble un peu s’essoufler même si le concert était honnête et même un peu plus sur certain morceaux. Ils devraient peut-être songer à changer de formule, leur rock minimal gagnerai en s’étoffant un peu.

Après c’est un peu flou quelques instantannés quand même : rien d’intéressant au Banana (scène électro), un bar presse qui semble bien se faire chier, des marrionettes ont kidnappé Quintron & Miss Pussycat et font un spectacle à leur place ; ah non ils font aussi de la musique mais mes oreilles n’ont rien retenu du concert comme pour celui de Tiken Jah Fakoly, serait-ce un mécanisme de défense ?
Un peu de sport ensuite, faut garder la forme : foot en nocturne, rugby au rhum et jeu de la chaise-photo souvenir. Et dodo.
Tomorrow … never knows
Après un concours d’air guitar ma foi fort amusant, le deuxième et dernier jour du festival s’ouvre très tôt (15h30) et ne me donne pas vraiment le temps d’aller voir le concert gratuit de Matt Elliott en ville.
D’autant que j’avais très envie de découvrir Black Mountain en live. Le leader/chanteur apparaît avec sa barbe d’un autre age et on se demande si l’on ne vient pas de le tirer de force de sa cabane au Canada, la chanteuse a l’air encore à moitié endormie et on l’a comprend vu l’heure (moi-même c’est pas encore ça). Le son est un peu faiblard mais la musique 70’s est plus qu’agréable. Ils jouent la plupart des titres du très bon premier album, pas mal de bon solo. Ca manque un peu d’ampleur mais c’est sûrement à revoir dans de meilleurs conditions.
Un peu plus tard les sœurs Kassidy de CocoRosie débarquent en tenu 100% hippie et ont se demande alors si c’est pas une journée à thème (ça se confirmera plus tard avec Devendra Banhart). Elles sont accompagnées d’une human beatbox et d’un percusioniste tout aussi baba. Le concert était souvent féérique, les voix parfaites des deux soeurs y étant pour beaucoup nottament celle de gauche (je ne sais pas qui est qui) très bonne imitatrice de Billie Holiday (soit la plus voix du monde), un peu plus pénible lorsqu’elle ressort ses gammes de chant lyrique.
L’autre voix est plus mutine et tout aussi particulière. Les accompagnenments sont légers (piano ou harpe en sus des percussions) et le tout convient parfaitement à la position assise ce qui m’arrange pas mal. Je ne connais pas encore le nouvel album mais au vu du concert il semble bien.
The Bravery est une des nombreuse coqueluche du NME, mais ça me tente pas vraiment. De loin, leur brit-pop funky semble plus ridicule qu’autre chose même si il y a sûrement deux-trois refrains à sauver.
Pour répondre à la petite bulle CocoRosie, il y avait la bulle Konki Duet sous le Banana Club. Un charmant trio de françaises aux voix délicates s’accompagnant à la guitare au clavier ou au violon. Au risque de me répéter c’était charmant,les trois voix s’exprimant souvent en chœurs et même si c’était pas toujours digne des Beach Girls c’était assez joli, elles diffusaient une ambiance pop sixties à la française ou à la japonaise tout en douceur avec quelque thèmes de musique classique et des touches timides d’envolées à la Robert Wyatt.
Pendant ce temps là les belges de Ghinzu avaient fait le plein de spectateurs. Leur rock est efficace et entouthiaste mais manque d’originalité. Une sorte de Dionysos à la belge en gros, un groupe qui ne vaut pas tout cet entrain mais qui s’écoute.
Enfin tout ça ne vaut pas une bonne bière donc un petit tour au bar s’impose.
Génial encore des baba-cool ! Devendra Banhart arrive mais pas tout seul, il est accompagné de tout plein de barbu (la tendance « in » de l’année) dont un faux. Il ne fallait pas s’attendre au folk étrange et intimiste des albums. Ici, accompagné de son groupe (The Hairy Fairy Band je crois) il ne joue que des titres inconnus à tendance folk-pop avec quelques incursion hippies par moment. Devendra laisse d’ailleurs souvent le micro à l’un de ses comparse et avec discernement puisque outre la barbe, le talent semble être une des conditions d’admission dans le groupe. Au bout d’un moment la machine s’emballe, Devendra laisse tomber la djellabah et se chamanise légèrement. Un bon concert en tout cas qui me donne envie d’entendre cet aspect là du bonhomme sur disque.
Garbage que j’ai abandonné depuis un moment déjà, entre ensuite sur scène. De loin je voie tout de même la casquette militaire de Shirley Manson courir de droite à gauche de la scène. Les vieux tubes me rappelent de bons souvenirs tandis que le reste sonne un peu trop mièvre.
Bon c’est pas le tout mais c’est l’heure du concert du jour : Blonde Redhead. C’était merveilleux et comme tout ce qui est merveilleux un peu court les organisateurs estimant que Garbage et Ska-P méritaient de jouer plus longtemps que Blonde Redhead. Pfff !
Les morceaux étaient ralongés ce qui les rendaient très tripant (surtout que l’on m’avait ignonieusement drogué). Et puis un enchaînement parfait pour débuter le concert : Falling Man (définitivement l’une des meilleures chansons de l’année dernière) puis In Particuliar en faisant monter le tout avec finesse.
Je ne me souvient plus trop des titres joués ensuite mais je me souviens très bien être resté sur mon nuage tout au long du concert. Grande classe.
Bien plus que moi qui ne suis pas allé voir les groupes qui jouaient à la Papa Mobile, scène entourée de caravane et à l’ambiance fête foraine où jouait des groupes régionaux. J’ai tout raté et ça c’est nul comme attitude. J’ai juste rigolé sur un court métrage, témoignage poignant d’un homme qui explose toutes les 17 secondes ce qui n’est pas, vous en conviendrez, facile à vivre.
Pour finir le festival il y avait Ska-P qui jouait une dernière fois à l’occasion de leur tournée d’adieu mais comme je ne leur ai jamais dit bonjour ça ne me concernait pas trop.
Ensuite, quoi ? Quelques activités nocturnes et en plein air, comme la veille, jusqu’au petit matin.
C’est quand même super ces colonies de vacances. Tout les ans je voudrais que ça recommence. Yobladi ….
0 Responses to “Le Rock Dans Tous Ses Etats 2005”
Please Wait
Leave a Reply