Le dernier Larry Clark est sorti et comme tout cultureux branchouille inrockuptiblement correct, je suis allée le voir. Olivier et Raphaël donneront leurs avis mais comme je suis la plus courageuse, c’est moi qui donne la note. J’ai hésité à mettre 5, et puis je me suis raisonnée en me disant que je me laissais sûrement emporter par ma déception.
Non non, ce n’est pas que j’attendais quelque chose de génial, mais j’attendais quelque chose de bien. J’ai vu Kids il y a peu, et je l’ai trouvé pas mal. Je pensais, d’après les quelques avis entendus, que c’était pareil, en mieux. D’ailleurs, les critiques que j’ai lues après avoir vu le film m’ont semblé étranges. Elles se bornaient à décrire le film, sans vraiment donner d’avis dessus.
Alors moi, je vais faire le contraire. Je ne vais pas vous gâcher la surprise en vous décrivant de la première scène du film, qui est sûrement la plus forte. Je me contenterai à vous dire que le thème du film est - oh surprise! - les ados américains qui baisent et fument à tout va. Il est construit de manière assez déroutante, sous forme de portraits entrecroisés de 4 gamins et de leurs familles. Donc au départ, on dirait n’importe quels gamins, et même vous et moi, et puis au final, les situations deviennent extrêmes et on se reconnaît plus du tout. Mais là où c’est sûrement censé nous choquer ou nous faire réfléchir, en fait, ça nous ennuie. Enfin pour ma part, si au début je me suis attachée aux personnages, j’ai fini par regarder tout ça presque avec indifférence.
Autre caractéristique du film : l’omniprésence du cul. J’ai cru comprendre que si on critiquait le film sur ce point, on risquait de passer pour une vierge effarouchée ou la mémère prude de service. Tant pis pour moi. Je n’ai absolument rien contre le cul, et même tout plein de choses pour, mais là ça m’a laissée sceptique. Je me suis demandé quelle était la finalité de tout ça. Sûrement pas érotique, non ça c’est sûr. Le glauque? peut-être pour certaines scènes, mais sinon pas vraiment. La beauté? J’ai lu des gens aller vers cette thèse mais moi j’ai pas trouvé ça si esthétique. Le fait de montrer ce qui n’était jamais montré d’habitude? Ben pourtant ce genre de scènes, y’en a plein dans les films de boules. Non, je sais pas. En plus, j’ai trouvé ça terriblement TROP long, ennuyeux et limite raccoleur. Et pour que je m’ennuie en regardant une scène de cul, faut vraiment pas que ça soit intéressant. Peut-être qu’on n’a pas besoin de raison pour montrer des zizis, du sperme, des langues, des fellations et des cunni en gros plan. Ou peut-être que le truc top classe, c’est de le faire parce qu’on n’a pas besoin de se justifier.
Bon bref voilà. J’ai conscience que ma chronique est un peu nulle mais j’ai la flemme de faire mieux. Pour résumer, je dirai donc que j’ai été principalement déçue par deux points :
1/ On sent qu’il y a peut-être une conclusion, du style “des tas d’ados souffrent” ou chais pas quoi. Un truc mystique sur le sens de la vie peut-être. Mais non, ça n’inspire pas grand chose en fait. Et puis on a du mal à adhérer à l’histoire alors ça n’aide pas.
2/ On en a un peu ras-le-bol des scènes de cul au bout d’un moment.
C’est dommage parce que j’aurais vraiment voulu aimer ce film, j’ai vraiment senti qu’il s’en était fallu de peu pour que je le trouve bien, mais finalement non. Bien sûr, ce n’est que mon avis personnel.
Rating: 








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