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  • I’m a soldman 2

    Pérégrinations dans les puits sans fond des bacs à soldes.

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    John ColtraneStellar Regions [1967 – Impulse]

    Motivations: Et bien Coltrane c’est la classe et puis un peu de jazz de temps en temps ça fait pas de mal.

    Mystérieusement, John Coltrane est le jazzman le mieux appréçié des fans de rock pourtant sa musique est loin d’être la plus facile d’accès, loin des bêtes et prévisibles 4/4 binaires du rock. Sa puissance, son énergie et son aura contestataire sûrement plus.


    Et cet album, qui correspond à une de ses dernières sessions en studio (l’avant-dernière je crois) et qui était inédite jusqu’en 1995 se situe dans sa période la plus free donc ouvrez bien vos esgourdes, ça décrasse. Le quator (Coltrane, sa femme Alice au piano, Jimmy Garrisson à la contrebasse et Rashied Ali à la batterie) est bien sûr explosif sans toutefois partir trop longtemps vers des contrées inatteignables, les morceaux durant entre 3 et 8 minutes ce qui est raisonnable. La star est bien sur John Coltrane dont les solos chercheurs occupent une grande partie du disque et dont le volume est mis très en avant un peu au détriment du piano, mais la batterie est le deuxième élément clés du disque, une batterie totalement free et arythmé tout au long du disque. Jymmy Garrison à droit à son solo de contrebasse cependant, un solo forcément ennuyeux comme tous les solos de contrebasses d’ailleurs. A part ça cet album l’emporte surtout grâce au morceau d’ouverture Seraphic Light longue et belle marche funèbre, à Offering et son solo impressionnant de vitesse tourbillonante et puis grâce à Tranesonic qui porte bien son nom, puissant jusqu’au dernier souffle et qui clôt l’album (avant les alternate take habituelles).

    Rating: ★★★★★★★☆☆☆
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    Lonnie Liston Smith & The Cosmic EchoesReflections Of a Golden Dream [1976 – RCA]

    Motivations: conseil de blue demon, envie de découverte, belle pochette

    Lonnie Liston Smith dans les années 70 était un des précurseur du jazz-funk. Après un passage chez Pharoa Sanders et Miles Davis il s’est plongé avec son clavier électrique dans le funk et le groove sans oublier son passé de jazzman psychédélique. Ca se retrouve sur cet album qui alterne moments funky assez faciles mais efficaces (Get down everybody, Peace & love), mariages de jazz et de modernité comme sur le très bon Sunbeams, influences kitsch et easy-listening un brin psychédéliques : Goddess Of Love, Quiet Dawn et méditations un peu pénibles (Méditations) ou sympa (Journey into space). A noter aussi, Beautiful Woman sorte de croissement entre Marvin Gaye et l’acid-jazz qui viendra 15 ans plus tard.

    Rating: ★★★★★★☆☆☆☆
    thumb_0c30f02caf55b282f03367ce267cbf01-2297.jpgArab StrapThe Shy Retirer EP [2003 – Chemikal Underground]

    Motivivations: Arab Strap c’est bien et pourtant je n’avais pas encore de cd d’eux (juste 2 K7).

    Cet ep de six titres commence par le radio edit de The Shy Retirer, titre que l’on peut trouver sur Monday at the Hug and Pint . Le rythme (en boîte) est rapide et comme le couple sur la pochette, on peut même danser dessus.
    Surprenant de la part des auteurs de Philophobia, mais on n’a pas forcément envie de se pendre tous les jours. Et puis ce titre est surtout très bon alliant boîte à rythme, cordes, guitare acoustique et la voix génialement feignante et grave du chanteur.

    Les surprises se poursuivent ensuite avec une reprise de Van Halen traitée à la Arab Strap soit avec les mêmes ingrédients que sur le titre précédent pour un résultat tout aussi bon qui me donnerait presque d’envie d’aller écouter l’original. Ensuite The Good Part, belle ballade plus sombre dominée par les cordes et la guitare acoustique complète un trio qui rend cet ep très recommendable.

    Ensuite, The New Saturday, plus enjoué est aussi très agréable grâce au piano et aux cuivres et You shook me all night long, autre reprise estampillée hard-rock 80’s (AC/DC cette fois-ci) est un peu plus poussive mais assez drôle. Pour finir le remix de The shy retirer par Dirty Hospital (ex-bis) est moins bon que l’original comme d’habitude avec les remix mais pas désagréable non plus.

    Rating: ★★★★★★★★☆☆
    The ConcretesThe Concretes [2004 – Licking Fingers]

    Motivations: remplacement de mp3, quasi-donné pour un si bon album, rabattu par blue demon (merci)

    thumb_4ed4eb6b71120183dbcf610a01eb835a-2298.jpgLes Concretes étaient trois filles suédoises qui se sont lancées dans la pop il y a peu, maintenant le groupe est bien plus étoffé avec cuivres et cordes et le groupe vient de sortir son deuxième album. Mais c’est du premier dont il s’agit ici, un vrai coup de maître.

    Tout dans l’album est rempli de goût très sûrs, de la pop classieuse des 60’s, du Velvet Underground (période ballades), du Mazzy Star, du Elysian Fields

    Les mélodies sont tout simplement belles et chantées avec une voix endormie et triste un peu à la Hope Sandoval. Si ce disque ne vous fera pas sauter au plafond (hormis sur le joyeux Seems Fine ou sur l’excellent You can’t hurry love) il accompagnera très bien une soirée au coin du feu, bon disons une soirée lecture c’est plus facile à organiser sans cheminée.

    Rating: ★★★★★★★★★☆


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