I’m a sold man
Published by Raphaël avril 12th, 2006 in Musique, DisquesLa majorité de mes achats musicaux se faisant dans ces petits compartiments poussiéreux, mal rangés, coincés au fond du magasin, sous un escalier, j’ai nommé le bac à solde, j’ai décidé de vous faire partager mes achats au rabais. Bien sûr le prix n’a rien à voir avec la qualité du disque donc tout est possible et puis comme tout banquier vous le dira, on n’hésite moins à investir dans des valeurs peu sûr quand la somme d’investissement est faible ce qui permet les bonnes (ou mauvaises) surprises. Plus qu’avec les albums tout frais tout chaud que je n’achète que si je suis quasi-sur qu’ils me plairont.
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Alpha – Pepper [1998 – Melankolic]
Motivations: J’aime beaucoup leur premier album Come from heaven, un des meilleur disque de l’époque trip-hop même si il est dépassé par les Portishead.
Je n’est pas trop fais attention à ce qu’était cet album, j’ai juste vu que c’était marqué Remixes and B Sides et hélas c’est à 80% de remixes dont il est question, j’aurai peut-être mieux fait de m’abstenir, n’ayant jamais entendu un album de remixes vraiment essentiel. En plus les titres sont souvent inutilement longs comme pour le remixe d’Hazeldub par More rockers qui lasse au bout de trente secondes et qui dure pourtant sept minutes ou encore la drum’n bass pénible et sans originalité d’Honey. Les contributions d’Underdog qui remixe With et Slim sont plus acceptables, mais c’est quand on retrouve la voix magnifique de Martin Barnard sur Firefly et ces ambiances de Bacharrach de fin de soirée tellement classes comme sur Over qui clôt l’album qu’on se souvient pourquoi on avait aimé le premier album d’Alpha.
Rating: 









Otis Redding – The immortal Otis Redding [1968 – Stax]
Motivation : Je n’ai rien contre les légendes et puis mon rayon soul est à développer.
Cet album est le premier des albums posthumes d’Otis Redding, il est sortit en 1968 quelques mois après sa mort (accident d’avion à 26 ans). Dirigé de main de maître par Steve Cropper il ne contient que des enregistrements de 1967 inédits ce qui lui donne toute sa cohérence. Le plus grand plaisir de l’album est ce son Stax absolument unique et parfait, les musiciens sont des as (Steve Cropper, Al Jackson, Booker T. Jones, Isaac Hayes, Donald « duck » Dunn …).
Stéréo très dissociée typiquement 60’s, cuivres et guitares paradisiaques. Et puis bien que je ne soit pas très calé en soul, je pense qu’Otis est le meilleur pour ce qui est de l’interprétation grâce à sa voix cassé toujours à la limite de la rupture et très puissante qui lui permettrait d’être aux commande d’un groupe de hard-rock s’il le voulait mais qui possède toutes les intonation d’un véritable soul-man. Beaucoup de slow dans cet album (un peu trop) dont les très beaux I’ve got dreams to remember et Think about it , des classiques irrésistibles pour le corps comme Hard To Handle et une réussite pop-soul The Happy Song (Dum-dum-de-de-de-dum-dum).
Rating: 









Dakota Suite – This river only brings poison [2003 - Talitres]
Motivations: Jolies photos, écouté et approuvé par janf, Talitres
Cette rivière n’apporte que du poison. Ouais ben ça va pas rigoler.
Effectivement c’est très calme, l’ambiance n’est pas loin d’être morose surtout dans la voix de Chris Hooson, le maître d’oeuvre du groupe même si elle se fait parfois plus jazzy, americana voire plus chaude grâce à quelques notes de cuivre sur le très beau Boats in a sunken ocean.
Les morceaux chantés sont entourés de petites pièces au piano minimalistes et assez réussies mais qui ne réussissent pas vraiment à vaincre le sentiment d’ennui qui gagne au cours de l’album. Cependant sur quelques titres ( Boats in a sunken ocean, Let’s share wounds, The ferris wheels of winter) ont peu se laisser bercer et flotter sur cette rivière sombre et paisible il faut juste boire cet albums par petites gorgées pour éviter de boire la tasse et de s’empoisonner.
A noter la présence de deux American Music Club.
Rating: 









Blur – Parklife [1994 – Food]
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Motivations : la honte
Aucun album de Blur dans ma discothèque ! La honte !
Bon bien sûr je connaissais déjà très bien le groupe et une la plupart des titres de cet album parce que j’ai quand même suivit la britpop durant les années 90 et puis les fêtes chez mtrhdz ou canarticho ont toujours leur passage blur, mais quand même il était temps de réparer cette lacune.
Parklife c’est un peu le témoin de la diversité de la musique pop 90’s comme pouvait l’être les albums des Who pour les années 60 avec aussi un grande influence de la part des Kinks et de Ray Davis sur les textes.
L’étalon de l’indie-disco Girls & Boy, la pop d’End of Century ou Magic America, l’hymne Parklife, les punky Bank Holiday ou Jubilee ou le romantisme de To the end et de This is a low en font un classique. 2 ou 3 titres empêche d’atteindre la perfection comme The debt collector et Far Out (que je vous met au défi de ne pas zapper ), voire London loves, mais bon sinon c’est un must-have. Et vieux motard que jamais.
Rating: 








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