Interpol - Antics
Published by aline septembre 22nd, 2004 in Disques
Après un premier album ma foi pas mal, mais qui ne cassait pas vraiment trois pattes à un canard, Interpol revient avec cet Antics qui fait déjà beaucoup de bruit autour de lui. Un peu déçue par l’écoute du premier à l’époque, que je ne trouvais pas à la mesure de l’hystérie qu’il provoquait dans les foules, je m’attendais peu ou prou pour le petit dernier à quelque chose du même acabit. Mais quelle claque!
Bon, comme je le disais, Turn on the bright lights me plaisait déjà bien, avec ses riffs nerveux, sa basse sexy et son climat sombre d’urgence. Certains lui reprochaient de manquer d’originalité et d’authenticité par rapport à ses modèles 80’s. C’est sûrement ce que je ressentais comme un côté poussiéreux, qui me laissait un peu de marbre et m’empêchait d’adhérer vraiment. Alors que sur Antics, pas un grain de poussière! On est loin de l’univers goth avec lequel ils flirtaient.
Pourtant la musique n’a pas beaucoup changé : toujours les riffs, toujours la basse sexy, toujours la voix caverneuse, l’urgence et les changements de rythme. Mais le tout est terriblement bien fait, tour à tour lyrique ou aussi catchy que du Franz Ferdinand. D’ailleurs je trouve un côté disco rock assez étonnant à cet album, à cause de cette basse groovy, ce qui est extrêmement original avec la voix tendance “prince des ténèbres” (et pas moins sexy) de Paul Banks, cette dernière d’ailleurs ici très expressive, et presque poignante sur des morceaux comme Not Even Jail.
Voici donc l’album que j’attendais depuis le premier Placebo. Un album qui me donne des envies de crise d’adolescence, mais de crise joyeuse, festive. Bon j’arrête là mes élucubrations qui ne vont pas vous faire envie. Pour vous convaincre, je vais plutôt vous recommander d’écouter les tubes imparables NARC, Not Even Jail, et surtout Evil. Et moi je retourner l’écouter un peu. Rosemary… heaven restores you in life
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