Death Cab for Cutie - Transatlanticism
Published by aline septembre 28th, 2003 in DisquesC’est un quatrième album que sort Death Cab For Cutie, groupe américain malheureusement méconnu de ce côté de l’Atlantique. Grâce à sa collaboration avec Jimmy Tamborello pour le projet The Postal Service, Ben Gibbard, frontman du groupe, commence à faire parler de lui, et cet album tombe à point pour permettre au groupe de se faire connaître. D’autant plus que Chris Walla, le guitariste de Death Cab, a travaillé à la production des canadiens de Hot Hot Heat, qui commencent à être populaires, dumoins en France (par ex. ils sont à l’affiche du festival des Inrocks après celle de la Route du Rock). Bref, c’est vraiment le moment pour eux de partir à la conquête du vieux continent, et leur titre est particulièrement bien choisi.
Ce que j’aime dans les précédents albums de Death Cab c’est l’extrême douceur de leur musique, les mélodies sublimes, et en même temps cette justesse dans les émotions, dans cette mélancolie teintée de tendresse. Dans ce nouvel album, annoncé comme plus “expérimental” par le label, on retrouve cet univers, décliné dans des styles assez différents, l’ensemble restant toutefois très harmonieux.
L’album commence avec The New Year, de prime abord grandiloquente, et qui en fait est très subtile avec ses changements de rythme, entre tristesse et colère. Par rapport à ce qu’ils ont fait auparavant, on sent plus de recherche. On retrouve quelques variations autour du format pop/rock et du thème des regrets : légere (Expo ‘86), mélancolique (Tiny Vessels), et sombre (We Looked Like Giants). Mais ils s’essayent aussi à des styles allant des presque 8 minutes de montée lumineuse de Transatlanticism, à la jolie valse douce/amère de Death of an Interior Decorator, en passant par la popsong énergique et pimpante (the sound of Settling). L’omniprésence du piano donne un côté plus pop que rock à certains morceaux. Les arrangements épurés de certaines douces ballades, comme Lightness et A Lack Of Color, leur confèrent une ambiance feutrée et intime. Et ma chanson préférée de l’album, Title and Registration, lorgne vers les 80’s, apposant à une boîte à rythme binaire ce qu’olivier a identifié comme des triades à la guitare (pour ce que j’y connais, je lui fais confiance) sur un ton à la fois très touchant et plein de réserve.
C’est un album vraiment attachant que nous a livré Death Cab for Cutie. Par les “expérimentations” annoncées, on pouvait craindre qu’ils ne trahissent le subtil équilibre de leur univers. Au contraire, ils ne lui donnent que plus de substance en y ajoutant de nouvelles nuances, avec toujours cette même beauté poignante mais très pudique. De plus, par son côté doux et pop, cet album est finalement très accessible. Alors j’espère qu’ils vont enfin être un peu mieux connus ici, le méritant plus que pas mal de groupes encensés dans la presse musicale française et oubliés quelques semaines plus tard. Enfin je dis surtout ça parce que j’attends avec impatience de pouvoir les voir en concert.
Pour l’instant un extrait ici.
Death Cab For Cutie - Transatlanticism , Barsuk Records (également nouveau label américain de Nada Surf), sortie le 7 oct 2003
- the new year
- lightness
- title and registration
- expo ‘86
- the sound of settling
- tiny vessels
- transatlanticism
- passenger seat
- death of an interior decorator
- we looked like giants
- a lack of color douce balade accoustique
Rating: 








0 Responses to “Death Cab for Cutie - Transatlanticism”
Please Wait
Leave a Reply