Catégories

Evénements

  • août 2008
    L Ma Me J V S D
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031
  • Events


  • Route du rock 2006 - Vendredi

    20185x-news-laroutedurock.jpgC’est avec un peu de peur au ventre que je prenais la route du rock direction saint-malo, tout ça à cause d’une météo bien pessimiste qui nous prédisait un week-end proche des dantesques et mémorables sessions 2004 et 2002, à croire qu’ils n’écoute pas notre cher premier ministre à météo France, un peu d’optimisme que diantre ! Au final j’aurais compté une dizaine de minutes pluvieuses sur tout le week-end.

    Autre inquiétude, vais-je réussir à tenir 3 jours de camping quasi-sauvage, de beuveries intenses, de foule bousculante, de touristes malouins, de sandwich jambon-beurre, de sable dans les chaussures, de toilettes d’un autre temps et de bonnes musique.

    Et bien voyez-vous, ça le fait sans problèmes (hormis quelques passages à vide).

    Maintenant que ces choses capitales sont clarifiées, passons au plus futile : les concerts.

    Sur le papier la programmation 2006 semblait très bonne et bien équilibrée sur les trois ; et bien vous savez quoi, en vrai c’était pareil.

    Le vendredi s’annonçait moins pop, plus novateur et avec plus de découverte que les jours suivants. Notamment grâce au trio : Grizzly Bear, Why ?, Islands. Pour bien débuter je rate le concert de Grizzly Bear (pour la première fois du week-end) qui m’avait pourtant paru sympathique sur disque ; je rate aussi Howling Bells, volontairement cette fois-ci et les premières note entendues dans l’enceinte du fort Saint-Père seront finalement produite par Why ? . Ce rapeur pop canadien sort ses disques chez Anticon qui ainsi ouvre son catalogue aux mélodies. Le concert (vu qu’à moitié) semblait pas mal, plus énergique et rappé que sur disque où c’est plutôt les ambiances folk et pop qui dominent mais sans être totalement emballé par le résultat ces variations stylistiques étaient suffisamment originales pour bien démarrer cette Route du Rock.

    islands_20060811_0010.JPG

    Mes nouveau chouchous, Islands, , canadiens eux aussi suivaient. Et si le son était pas génial, la force de leur pop toute en bifurcations (que l’on peut retrouver dans leur premier album, un des plus réussis de l’année) a largement suffit pour en faire un des meilleurs concert du festival. Outre l’originalité des morceaux emmenés par Nick Diamond qui commencent dans une direction, nous livrant une petite mélodie parfaite avant de partir ailleurs puis de revenir, le tout en restant totalement accessible, l’instrumentation comportait aussi quelques surprises par rapport au traditionnel guitare-basse-batterie puisque qu’on pouvait entendre de la clarinette basse (une première pour ma part), deux violons et un alto qui se déchaînaient joyeusement ; et tout ça tout de blanc vêtu.

    Après avoir goûté à la beauté d’Humans et à l’euphorie de Rough Gem, le chanteur-rapeur de reviendra accompagner le groupe sur Where there’s will there’s a whalebone.calexico_20060811_0006.JPG

    Les choses deviennent un peu flou ensuite. De la part de Calexico, j’ai entendu de la trompette et ça fonctionne à chaque fois qu’elle est là, j’ai entendu des reprises Gainsbourg (La chanson de Prevert) et de Love (Alone Again Or en hommage à Arthur Lee récemment disparu), et puis une autre aussi mais que j’ai oublié.

    mogwai_20060812_0007.JPG

    Le set de Mogwai qui suivait était plus en phase avec un état semi-conscient approchant, et la machine à décoller dans la stratosphère i.e. les guitares de mogwai, a parfaitement fonctionné. Ce concert semble n’avoir duré que dix minutes tellement le voyage fût agréable, subtil, puis tranchant, puis hypnotique, puis subtil … Une très grande réussite du festival même si le déluge sonore attendu ne fût que partiellement présent, le groupe semble avoir perdu un peu en volume mais n’a pas perdu un gramme de grâce et de modestie.

    liars_20060812_0051.JPG

    Si Mogwai avait besoin de trois guitare pour faire du bruit, les Liars en ont fait encore avec une seule. Mais les éléments primordiaux du trio étaient les deux batteries (à l’image du dernier album Drum’s not Dead) qui ont pris possession du fort et des jambes, jusqu’ici assez calmes, à plus de deux heures du matin. On pouvait enfin se lâcher et entrer dans des danses tribales comme ont entend plus depuis le néolithique, perturbées par moment par un riff bien noisy ou un cri primal asséné par le géant Angus. Et je ne me suis pas privé. Par moment quelques éclairs de lucidité me faisaient m’intérroger : « Est-ce de l’Art ou du Cochon », vu que les morceaux étaient plus que déconstruits et qu’on semblait faire un peu n’importe quoi sur scène, mais bon l’alcool dans le sang et la transe l’emporta finalement. Un petit coup d’œil derrière moi, c’était tout vide. Visiblement le match s’était déroulé différemment pour beaucoup d’autres.

    à suivre

    Photos: Vincent Maston


    0 Responses to “Route du rock 2006 - Vendredi”

    1. No Comments

    Leave a Reply