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Alors tout d’abord un petit rappel pour ceux qui ont du mal à suivre, le Samedi traîne toujours aux basques du Vendredi. Il est généralement accompagné d’un mal de tête et d’un amorphisme heureusement parfaitement curable. Il suffit d’avoir un truc plus ou moins excitant à faire.
Ce proverbe ebroïcien peut aussi vous aider à retrouver votre mobilité : “Non tu ne dormira pas toute la journée car l’hippodrome t’attends, et de toute façon à dormir comme ça sans matelas t’es en train de te niquer le dos”.
Les programmateurs ont inventé cette année le festival d’après-midi avec que des bon truc à voir à la lumière du jour et ça dès 15h30. Autant vous dire qu’heureusement qu’il n’y avait pas la queue aux douches parce que sinon. D’ailleurs y’avait pas de douches comme ça.

Eh bien comme ça j’ai pu voir un superbe concert de Broken Social Scene, dont le You forget it in people m’avait evidemment enthoutiasmé, mais dont le dernier concert (Route du rock 2003) m’avait un peu laissé sur ma faim. La grande différence aujourd’hui était sûrement dans le fait qu’ils ont investit dans un car pour venir et ainsi embarqué toute la troupe. En effet quand on voit 8 ou 9 personnes sur scène croirent à leur musique et y prendre du plaisir et bien pour nous c’est pareil. Ils ont commencé avec un bon inédit (je crois) tout de suite suivit de KC Accidental, mais c’est surtout la fin de concert que je retiendrai avec la montée magique d’Anthems for a seventeen-year old girl chanté divinement par une chanteuse dont je ne connais pas le nom (non c’est pas Feist, bien qu’elle aussi était présente), le tout enchaîné et conclu par un Almost Crimes explosif.
Un petit coup de gueule quand même. Pourquoi y’a t’il autant de grave. J’ai l’impréssion qu’a la sono ils se disent : “Super cette année on a la super puissance, tu va voir on va nous entendre à trois kilom�tres”. Sauf moi je m’en fous des gens qui sont à trois kilométre, c’est tout près que je viens voir les concerts. Bon passons.

Allez hop on enchaîne.
Sharon Jones n’est pas de notre époque. 60’s 60’s.
Sharon Jones n’est pas de notre région. Cincinnati (maison de King Records) ou Chicago (maison de Chess Records) ou Memphis (maison de Stax Records) bien qu’ils disent qu’ils sont de New-York.
Sharon Jones ne s’habille pas comme nous. Costume coupé au couteau et cravatte.
Sharon Jones n’a pas le même age que nous . La quarantaine.
Sharon Jones ne danse pas comme nous . Léger déhanché en cadence et synchronisé pour la section cuivre.
Mais Sharon Jones nous fait danser quand même et c’est avec plaisir qu’on écoute ce R’nB (le vrai bien sûr), soul, funk . Ca fait très très très James Brown 60’s et c’est bon. Ah oui Sharon Jones c’est le nom de la chanteuse, non? En tout cas elle a aussi une touche Janis Joplin. Et puis les petits riffs funky à la guitare sont divins.

Allez hop on enchaîne.
C’est l’heure de Ben Kweller tout jeune américain qui vient de sortir sont deuxième album. Lui il fait plutôt lycéen voir collégien. Mais sa pop à guitare est vraiment revigorante. Accompagné sobrement par un bassiste, un guitariste et un batteur il nous sort dans ces moments les plus énergique une musique à la weezer avec un petit côté songwriter en plus, mais un peu moins tubesque quand même. Il se débrouille très bien aussi en folkeux romantique. Très à l’aise sur scène. Ah quels showman ces ricains.

Aller hop on enchaîne
Bon en bref car vu en bref. Prototype, beaucoup de bruit pour rien si vous voulez mon avis. Et quand à Feist je ne comprend pas trop pourquoi on en parle tant, c’est même pas la meilleur chanteuse de Broken Social Scene. Enfin ça s’écoute gentiment quand même.

Aller hop on enchaîne
Un petit coup d’oeil à la montre pour voir qu’il n’est pas encore 7 heures (oui je sais à moi aussi ça m’a fait bizarre), et la machine à tube Supergrass monte sur scène. Gaz porte le borsalino et pour promouvoir le best-of 10 sortit récemment enchaine les hits. On va pas s’en plaindre. Ca commence par un Lenny mollasson, mais après un court passage en coustique (Caught by the fuzz et Late In The Day), les choses décolleront vraiment. Avec aussi en vrac et entre autres Richard III, Alright, Pumping On Your Stereo, Strange Ones, Moving , Lose it….

Aller hop on enchaîne.
Yé-Yé est un groupe français fait pour danser. Sympathique sans être génial, electro-pop un peu pastiche (reprendre Pump up the volume quand même), un peu funky un peu Ladytron aussi.

Aller hop on enchaîne. Oh et puis non on garde ses forces pour revenir juste avant The Rapture. Et des forces il en fallait. Car c’est plus rock (ça s’entend surtout sur Sister Saviour par exemple) que sur disque (tant mieux) et puis c’a excite les jeunes (et les moins jeunes). Guitare donc, voix exaltée, rythmique punk-funk et forcément pogo obligatoire. Sister saviour donc mais aussi un superbe Open up your heart, sans parler bien sûr d’Echoes, d’Heaven et d’House of the jealous lovers. Vive le sport.

Après il est presque le temps de rentrer (enfin de continuer la fête plutôt), mais pas sans faire un petit tour chez The Elektrocution, très bon groupe de rock-garage français matiné d’une touche d’hardcore. Aller au boulot les papattes.
Et puis aussi Spektrum qui se débrouille pas trop mal, c’était du genre funk-rock si je me souviens bien, mais je dois avouer que je me rappelle plus de la mini-mini jupe de la chanteuse black.

Si vous avez le programme sous les yeux vous vous dites qu’il manque des trucs. Bon les autres je ne les ai pas ou quasiment pas vu donc motus. Enfin dison que ça m’interessait moins. Ah si quand même Maarten qui ressemble un peu à Tahiti 80 pendant la sieste. De la musique de qualité donc.

Bon cette fois c’est vraiment fini. See you next time.


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