Catégories

Evénements

  • mai 2008
    L Ma Me J V S D
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    262728293031 
  • Events


  • Cat Power - The Greatest

    thumb_c1380f1aeb6b7a14ebb26d2fa9b1135d-2238.jpg
    Le nouvel album de Cat Power est plus mignon minou que tigre sauvage, mais pas encore gros matou pépère. C’est une belle tentative d’exposition de son art à un paysage musical ihhabituel pour elle (et pour ses fans) et si le résultat n’est peut-être pas le meilleur album de Cat Power comme son titre pourrait le faire penser, il réserve son lot de beauté, de noirceur, de tristesse, d’espièglerie, de rage le tout enrobé de cuivres et de cordes.

    L’idée de base de The Greatest était d’aller enregistrer les nouvelles compositions de Chan Marshall à Memphis. Elle qui a pris l’habitude depuis ses débuts de centrer ses chansons quasi-uniquement sur sa voix et sa guitare ou son piano, n’acceptant les « intrus » que timidement (Steve Shelley, Dirty Three, Eddie Veder, Dave Grohl, M. Ward pour en citer quelques uns), s’est laissée accompagner par des vieux de la vieille qui n’avaient probablement jamais entendu parler de musique lo-fi et de Cat Power. Ces musiciens, plus habitués à jouer avec Al Green, Booker T & the MG’s ou Neil Young ont du être un peu déconcertés devant les morceaux à deux, trois accords de Chan mais ils ont la plupart du temps réussis à donner une nouvelle dimension à ces chansons.


    Le meilleur exemple de cette fusion est The Greatest justement qui ouvre l’album qui commence par de tendres et mélancoliques accords de piano plaqués avant qu’une pluie de cordes, une guitare vibrante et une batterie tout en finesse nous plonge en plein drame musicale (une histoire de boxeur qui nous dit : « Once I wanted to be the greatest »).

    Sur Live in bars, le petit miracle se reproduit même si cette fois les cuivres remplacent les cordes. Cette belle ballade de fin de soirée s’accélère un peu vers la fin et des « shoo-baa » apparaisent pour tenter d’égayer ce spleen que provoque irrémédiablement les chansons de Cat Power.

    Ainsi sur Could We on a le droit à un numéro sexy et jazzy des plus réussis.

    L’album est indéniablement plus grand public que les précédents et les fans qui sont resté cloîtrés dans leur chapelle indie risquent d’être déçu vu l’orientation soul, jazz et country et de l’album. Cat Power se raproche parfois de songwriter comme Fionna Apple, sur Living Proof par exemple. Mais à part un Where is my love trop dégoulinant et un petit passage moyen (Island et After it All) tout ça reste de bon goût et n’altère en rien la beauté des morceaux. Chan Marshall reste la plus belle voix du monde et finalement avec une voix pareille elle ne prend pas tant de risques que ça, du moment qu’on l’entend c’est un bonheur.

    On trouve quelques titres qui rassureront les fans déconcertés comme le superbe The moon avec des guitares juste un peu plus élaborées que d’habitude et surtout Hate, seul titre enregistré seule en guitare-voix à la beauté nue qui me rappelle quand même que c’est quand elle s’expose comme ça que je la préfère. Love & Communication, le dernier titre de l’album, commence lui comme du Neil Young avec un guitare saturée contenue par la suite par un clavier et des cordes. Il finit l’album de très bonne manière avec intensité.

    Un album plus apaisé donc de cette artiste exceptionnelle, un appaisement que l’on sentait déjà dans You are free mais qui est ici accentué par le choix des musiciens. Comme les morceaux restent de toute beauté, on ne peut que se réjouir que la vie de Chan semble un peu moins instable. A supposer que ses chansons reflètent sa vie bien sûr. Et comme elle vient d’annuler sa dernière tournée qui devait passer par la France pour raisons de santé, tout ne semble pas aller si bien que ça.

    Cat Power - The Greatest [Matador - 2006]

    Vidéo de Living Proof dirigée par Harmony Korine

    Mp3 de The Greatest

    Rating: ★★★★★★★★☆☆


    0 Responses to “Cat Power - The Greatest”

    1. No Comments

    Leave a Reply