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  • Moi, toi et tous les autres

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    Miranda July, la réalisatrice de Moi, Toi et tous les autres en plus d’avoir inventé un nouveau smiley (je vous mets au défi de trouver un signification si vous n’avez pas encore vu le film) à fait preuve de beaucoup de créativité sur ce premier film. A l’image du personnage principal, joué par la réalisatrice, qui invente des saynètes romantiques à partir de simples photos anonymes pour en faire de l’art, le film développe des histoires reliant plusieurs personnages d’une banlieue américaine le tout avec originalité et sensibilité.

    Christine Jesperson est donc une jeune artiste spontanée assez fleur bleue et timide qui cherche la reconnaissance artistique et l’amour. Il y a aussi Richard vendeur de chaussures tout juste divorcé et père de deux enfants qui a le même regard ahuri et plen d’espoir sur le monde. Mais encore deux adolescentes en quête de découvertes sexuelles, une gallerétiste froide, un couple âgé, une enfant aux rêves de femme au foyer … Tous les personnage sont traités avec beaucoup d’attention et sont liés entre eux même s’ils vivent souvent leur histoire en parallèle des autres. On appelle ça un film chorale (Short Cuts ou American Beauty en sont les exemples les plus connus). Mais on pense sourtout à Todd Solonz (Bienvenu dans l’âge ingrat, Happiness) en voyant le film . Solonz avec moins de cynisme, plus de délicatesse et plus de rose (et aussi un peu plus de réussite par rapport au dernier film de celui-ci). La petite sœur de Solonz quoi.

    Bien sûr ces personnages s’inspirant de monsieur tout le monde semblent plus fantasmés que réel, des fantasmes d’une artiste contemporaine. On a peu de mal à croire que les deux fils de Richard existent tant l’un est bizarrement mutique et l’autre émotionellement surdoué, sexuellement précoce et naïf (le film réussi à parler de pédophilie de manière drôle et imagée). Des scènes comme celle du « bout de chemin » où Richard et Christine font un parallèle entre le bout de chemin qu’ils sont en train de parcourir et le bout de chemin (au sens imagé) qu’ils pourraient faire ensemble sont absolument magnifiques.

    Ce film à la sensibilité toute féminine est un peu comme une chanson de Belle & Sebastian, pleine de candeur, de solitude, d’optimisme, de joie et d’humanité.

    Le site de Miranda July

    Le blog de Miranda July

    Rating: ★★★★★★★★☆☆


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