INLAND EMPIRE
Published by Raphaël février 9th, 2007 in Cinéma
Mercredi c’était mon anniversaire. Et je me suis un peu ennuyé. Heureusement David Lynch avait pensé à moi et il sortait ce jour-là son nouveau film INLAND EMPIRE. Etant fan inconditionnel depuis toujours, je n’ai pas hésité longtemps avant d’accepter son cadeau et de m’enfoncer dans son esprit largement aussi obscur que la salle de cinéma.
J’avais un peu trop envie de rejoindre le monde des rêves au début (c’est le problème d’aller voir un film pendant la digestion) mais je me suis vite rendu compte qu’en matière de rêves j’avais affaire là à un concurrent bien plus sérieux et que c’était les yeux
ouverts que le voyage vers le pays des songes serait le plus émouvant, fascinant, horrible, terrifiant, énigmatique, troublant, dingue …
Je ne risque pas de trop en dire sur le film est de casser le suspens vu que seul le début du film est racontable donc j’en profite. Après quelques étrangetés à base d’ânes qui repasse des chemises ou de couple floutés, on découvre Nikki interprété par Laura Dern (l’actrice de Sailor Et Lula) toute excitée car elle vient de décrocher un rôle à Holywood.
Elle jouera Sue aux côté de Devon qui lui jouera Billy. Dès la première répétition le réalisateur (Jeremy Irons) leur apprend que ce scénario a déjà été tourné en Pologne mais que le film a été arrêté pour cause de mort non-accidentelle des acteurs principaux. Nikki devient de plus en plus étrange, elle semble se fondre de plus en plus dans son personnage à moins que ce ne soit l’inverse, tombe amoureuse de son partenaire et …
Et bien après c’est à vous de voir, l’un des grand plaisir des films de Lynch depuis Twin Peaks étant bien sûr dans la tentative de scénarisation à peu près logique du film que l’on essaye de construire. Et ce coup-ci les neurones ne seront pas loin du sur-régime.
Mullholland Drive c’était Martine à la plage à côté d’INLAND EMPIRE. On retrouve les dédoublements de personnalité, les failles temporelles ou géographique chères à Lynch mais ces failles sont tellement nombreuses qu’il est impossible de les rattacher entre-elles, même au forceps. Pour autant ce film n’est pas un juxtaposition de scènes expérimentales misent bout à bout. Si l’on passe allègrement en ouvrant telle ou telle porte du couloir d’une villa hollywoodienne à une rue enneigé polonaise, on retrouve dans le film un thème du couple en péril, de femmes abandonnées ou maltraitées et surtout de la peur que tout cela engendre.
La pluspart du temps c’est Laura Dern qui interprète cette/ces femmes et elle est magnifique, que ce soit par exemple quand elle raconte son histoire difficile avec rage et jurons ou lors de la très belle scène sur Hollywood boulevard. Une scène qui m’a un peu fait penser à du Ferrarra avec ce coup de tournevis, ce sang, ces sdf, ces prostitués. Ailleurs le film peu aussi faire songer à Harmony Korine avec cette image si particulière et
mouvante.
Et j’en arrive au seul hic du film. La DV. Lynch a tourné le film entièrement en vidéo numérique et il ne jure plus que par ça. Mais bon à mon avis c’est surtout plus facile de monter financièrement un film en DV et après c’est bien connu on trouve des qualités artistiques à ces contraintes matérielles.
Je trouve cette image trop sale et trop floue, dès que tu n’es pas en gros plan tu distingue pas vraiment ce qui se passe. Ca change vraiment de la superbe image de Mullholland Drive.
C’est pendant la première heure, la partie la plus fictionnelle et hoolywoodienne du film que cela m’a le plus gêné. Ensuite on rentre la psyché humaine et le grain sale est plus raccord avec les images parfois proche du génialement glauque Eraserhead.
Un conseil David (et oui je donne des conseils à monsier Lynch et en plus je le tuttoie) tu aurrai du alterner pellicule cinéma avec DV suivant les scènes. Enfin je dis ça…
Un dernier conseil, pour vous lecteurs ce coup-ci, ne partez pas avant la fin (comme mon voisin qui est parti au bout d’un quart d’heure; hé faut se renseigner un peu avant d’aller voir un film), la scène finale est la plus euphorisante du film, comme une récompense pour le spectateur qui a suivit pendant 3 heures l’empire intérieur du réalisateur. On y retrouve Laura Dern, Laurra Harring, Natasja Kinski ou Ben Harper mais surtout on y entend Nina Simone dans son chef d’oeuvre hautement transcendant, Sinnerman, le tout joyeusement chorégraphié. La musique du film est d’ailleurs encore une fois importante et captivante.
Je suis ressorti en me disant que ce film était captivant mais pas son meilleur. Lelendemain j’avais tout de même une très forte envie de le revoir. Et ça ne va sûrement pas s’arranger.
Rating: 








Je l’ai vu hier. Je n’ai pas été aussi emballé que pour Mulholland et les autres. On se perd beaucoup trop dans cette histoire, j’abandonne l’idée de comprendre ce film alors que jusqu’à maintenant j’aimais interpréter les films de Lynch. Enfin, on verra si je le oue en dvd plus tard. Oui la scène finale est très belle et heureusement qu’elle est là mais ne sauve pas les 3 heures de film où j’ai lutté contre le sommeil par chances quelques hurlements du film m’ont empêché de m’endormir.
Laisse moi deviner, à la fin elle meurt égorgée par son amant parce que de toute façon c’est dans le script? Ou alors, les deux finissent en salade d’oreille dans l’assiette du réalisateur… C’est ça, j’ai bon?
(pfiou, tout le mal que tout le monde en dit de ce film, poulà… je risque fort de le trouver bon malgré moi)
j’aime beaucoup ce que tu ecoutes,j’y retournerai……..