Il n’y a pas à dire le mythe c’est important. Comment voulez-vous que la relève musicale s’intéresse un temps soit peu au rock si les seuls modèles proposés sont Steve Estatoff et David Halliday. Ok ils sont sympa et isl permettent de combler le gouffre intergénérationnel parce que grâce à eux, le jeune peut parler musique avec sa mémé, mais bon côté sex, drugs and rock’n roll, heum c’est pas trop ça !
Alors en ressortant de Dig ! rockumentaire sur les déboires de The Brian Jonestown Massacre ont est un peu rassuré de voir que certains vivent encore ça à fond sans même penser qu’il peut en être autrement. Entre fascination d’adolescent attardé et ricanement plus cynique devant ses excès et clichés, Anton Newcombe le leader de The Brian Jonestown Massacre est en tout cas au moins un aussi bon sujet que la star du NME Pete Doherty.
La chose la plus stupéfiante dans ce documentaire c’est tout simplement la présence de la caméra. Pendant sept ans l’américaine Ondi Timoner à suivit deux groupes en parallèle (The Brian Jonestown Massacre et The Dandy Warhols) et elle toujours là au bon moment (quand Anton frappe son bassiste, quand le groupe se fait arrêter en Georgie pour possession de drogues,…). La caméra semble tellement connecté avec les groupes (surtout avec The Brian Jonestown Massacre) que j’ai du mal à croire que le but du documentaire était défini ès le début. On est très loin ici du documentaire fait à la va-vite commandé par la maison de disque et destiné à accompagner la sortie d’un dvd live quelconque. La réalisatrice a ainsi expliqué que c’est avec l’arrivée des Dandy Warhols dans l’entourage du groupe et avec l’apparition des relations tumultueuses entre Anton Newcombe et Courtney Taylor que le sujet du documentaire s’est imposé.
Car ces deux là sont de vrai frères ennemis. Les deux groupes se sont rencontré au milieu des années 90 et sont vites devenu amis, se jurant de percer ensemble. Et si The Dandy Warhols grâce à deux ou trois tube a connu un certain succès surtout en angleterre, Brian Jonestown Massacre malgré sa prolixité (une douzaine d’albums à ce jour) s’est contenté de jouer devant des publics peu nombreux et bagarreurs à part au Japon mais bon tout le monde est une star au Japon. Ainsi Courtney Taylor avoue tout au long du film envier le talent d’Anton Newcombe voire son attitude mais contrairement à lui reste sage et joue le jeu des majors.
Il faut dire que le leader de The Brian Jonestown Massacre est loin d’être une personne équilibrée : mégalo (il pense être le seul membre du groupe digne d’intérêt), violent (bagarre fréquente lors des concerts contre le public ou contre ses propres musiciens), accro à l’héroine (ce qui a gâché le seul contrat du groupe avec un label assez important), mystique (tendance beatnick 60’s) …
C’est pourquoi quand les Dandy Warhols reçoivent un colis surprises avec des cartouches nominatives de la part d’Anton, ils commencent à flipper grave.
Et puis pour ne pas dégoûter quand même le spectateur de former son groupe underground, le documentaire montre aussi quelques moment plus détendu. Notamment grâce au joueur de tambourin Joel, sourire de défoncé constamment au visage qui forcément voit tout ça avec beaucoup d’amusement.
Bon je ne vais pas tout révéler (une petite dernière : la police française est bien plus cool que la géorgienne) mais même si la forme est un peu brouillonne ce qui semble normale vu le nombre d’heures de rush que la réalisatrice a dû amasser, ce documentaire est à voir.
En plus ça m’a fait découvrir un bon groupe que je ne connaissais que de nom, leurs albums gagnent d’ailleurs en notoriété est sont maintenant mieux distribué (Tee Pee Records, Dead Bees Records).
Rating: 








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