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	<title>Coin ! &#187; Cinéma</title>
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		<title>Teeth</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Feb 2008 12:27:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raphaël</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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La décentralisation ça a du bon ! Ainsi l’Etrange Festival, qui réuni des films à la marge, se balader en province ce week-end, au Lux à Caen plus particulièrement. Ca m’a permis de voir entre autre Teeth qui plus est en avant première.
Evidemment quand on lit l’intrigue ça intrigue: une jeune fille dotée de dents [...]]]></description>
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<p class="MsoNormal"><img align="right" alt="18806278.jpg" id="image519" title="18806278.jpg" src="http://www.supercoin.net/wp-content/uploads/2008/02/18806278.miniature.jpg" />La décentralisation ça a du bon ! Ainsi l’<em>Etrange Festival</em>, qui réuni des films à la marge, se balader en province ce week-end, au <em>Lux</em> à Caen plus particulièrement. Ca m’a permis de voir entre autre <strong>Teeth</strong> qui plus est en avant première.</p>
<p class="MsoNormal">Evidemment quand on lit l’intrigue ça intrigue: une jeune fille dotée de dents au niveau du vagin découvre  sa sexualité…</p>
<p class="MsoNormal">Ah oui quand même, il fallait oser. Et en même temps on ne sait pas trop à quoi s’attendre. Un film gore ? Un teenage-movie ? Un film féministe ? Une comédie limite ?</p>
<p class="MsoNormal">La bonne surprise c’est que l’on a le droit à un peu tout ça et avec un sens du dosage bien établis, sans un excès de tel ou tel ingrédient. Ainsi ce film n’est pas une succession de scène gore lassantes, ni un mélange lourdingue de Scream et <em>American Pie</em>, ni un manifeste féministe appuyé.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Dawn (<strong>Jess Winxler</strong>) fait partie du club de chasteté de son lycée, porte de « superbes » t-shirt roses bonbons  avec des licornes dessus ou des inscription du style «warning : sex change everything ». Très investie et sincère dans son combat quitte à être un peu la risée du lycée elle est néanmoins attirée par le jeune Tobey (<strong>Hale Appleman</strong>) qui lui aussi partage ces valeurs mais disons de manière un peu moins formelle. Et la première expérience sexuelle de Dawn sera plus sanglante qu’une simple perte de virginité.</p>
<p class="MsoNormal">Son pseudo-frère  (<strong>John Hensley</strong>, vu dans la série <em>Nip/Tuck</em>) est en fait le fils de son beau-père et surtout un connard fini au mode de vie à l’extrême opposé de la prude et fleur bleue Dawn.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">On assiste à des ballades à vélos dans les banlieues middle-class américaine de jeunes en fille en fleur, à une certaine dénonciation ou tout du moins moquerie de l’Amérique puritaine  et l’on se souvient de <em>Virgin Suicides</em>. Mais le film est traité avec beaucoup plus d’humour et de distance : certain dialogues et plans évoquent plus une série soap pour adolescent romantique et évidemment donnent envie de sourire et les scènes de castrations, qui laissent toujours échapper un « gulp », est surtout plus drôle qu’autre chose même si il n’y a pas de fausse pudeur dans le filmage. Notamment, la scène chez le gynéco, où on a le droit à un « Détendez vous, je ne mord pas » avant que ça ne dérape, est assez irrésistible.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Jess Winxler a un vrai talent comique avec ses attitudes de gentille fille sûr d’elle au début puis vite complètement larguée par son <em>vagina dentata</em>, avant qu’elle ne prenne possession de son corps et de son arme féministe. Elle a d’ailleurs reçu un prix au festival de <em>Sundance</em>.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">En parlant de sexualité, viol, puritanisme, famille recomposée de manière à la fois légère et gore cette comédie poursuit la plutôt bonne lancée des films indé américains.</p>
<p class="MsoNormal">Teeth est le premier film de Mitchell Lichteinstein (fils du peintre pop-art Roy  Lichteinstein)<br />
Sortie le 7 Mai<br />
<a href="http://www.teethmovie.com/">Site du film</a></p>
<div id="allocine_blog" style="width:442px; height:350px"><object width="100%" height="100%"><param name="movie" value="http://www.allocine.fr/blogvision/18746902"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.allocine.fr/blogvision/18746902" type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="100%" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object></div>
<p><a style="font-size:10px;font-family:Arial;" href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=125928.html">Plus d&#8217;infos sur ce film</a></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Rating:</strong> 8 out of 5 stars</p>
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		<title>INLAND EMPIRE</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Feb 2007 11:47:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raphaël</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[<br />
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Mercredi c&#8217;était mon anniversaire. Et je me suis un peu ennuyé. Heureusement David Lynch avait pensé à moi et il sortait ce jour-là son nouveau film INLAND EMPIRE. Etant fan inconditionnel depuis toujours, je n&#8217;ai pas hésité longtemps avant d&#8217;accepter son cadeau et de m&#8217;enfoncer dans son esprit largement aussi obscur que la salle de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<br />
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<p><img align="right" alt="43d6f0f11af929126bedcc4b832b9cab.jpg" id="image327" title="43d6f0f11af929126bedcc4b832b9cab.jpg" src="http://www.supercoin.net/wp-content/uploads/2007/02/43d6f0f11af929126bedcc4b832b9cab.miniature.jpg" />Mercredi c&#8217;était mon anniversaire. Et je me suis un peu ennuyé. Heureusement <strong>David Lynch</strong> avait pensé à moi et il sortait ce jour-là son nouveau film <a href="http://www.inlandempirecinema.com/">INLAND EMPIRE</a>. Etant fan inconditionnel depuis toujours, je n&#8217;ai pas hésité longtemps avant d&#8217;accepter son cadeau et de m&#8217;enfoncer dans son esprit largement aussi obscur que la salle de cinéma.<br />
J&#8217;avais un peu trop envie de rejoindre le monde des rêves au début (c&#8217;est le problème d&#8217;aller voir un film pendant la digestion) mais je me suis vite rendu compte qu&#8217;en matière de rêves j&#8217;avais affaire là à un concurrent bien plus sérieux et que c&#8217;était les yeux<br />
ouverts que le voyage vers le pays des songes serait le plus émouvant, fascinant, horrible, terrifiant, énigmatique, troublant, dingue &#8230;<br />
<span id="more-326"></span></p>
<p>Je ne risque pas de trop en dire sur le film est de casser le suspens vu que seul le début du film est racontable donc j&#8217;en profite. Après quelques étrangetés à base d&#8217;ânes qui repasse des chemises ou de couple floutés, on découvre Nikki interprété par <strong>Laura Dern</strong> (l&#8217;actrice de <em>Sailor Et Lula</em>) toute excitée car elle vient de décrocher un rôle à Holywood.<br />
Elle jouera Sue aux côté de Devon qui lui jouera Billy. Dès la première répétition le réalisateur (<strong>Jeremy Irons</strong>) leur apprend que ce scénario a déjà été tourné en Pologne mais que le film a été arrêté pour cause de mort non-accidentelle des acteurs principaux. Nikki devient de plus en plus étrange, elle semble se fondre de plus en plus dans son personnage à moins que ce ne soit l&#8217;inverse, tombe amoureuse de son partenaire et &#8230;</p>
<p>Et bien après c&#8217;est à vous de voir, l&#8217;un des grand plaisir des films de Lynch depuis <em>Twin Peaks</em> étant bien sûr dans la tentative de scénarisation à peu près logique du film que l&#8217;on essaye de construire. Et ce coup-ci les neurones ne seront pas loin du sur-régime.<br />
<em>Mullholland Drive</em> c&#8217;était <em>Martine à la plage</em> à côté d&#8217;<em>INLAND EMPIRE</em>. On retrouve les dédoublements de personnalité, les failles temporelles ou géographique chères à Lynch mais ces failles sont tellement nombreuses qu&#8217;il est impossible de les rattacher entre-elles, même au forceps. Pour autant ce film n&#8217;est pas un juxtaposition de scènes expérimentales misent bout à bout. Si l&#8217;on passe allègrement en ouvrant telle ou telle porte du couloir d&#8217;une villa hollywoodienne à une rue enneigé polonaise, on retrouve dans le film un thème du couple en péril, de femmes abandonnées ou maltraitées et surtout de la peur que tout cela engendre.<br />
La pluspart du temps c&#8217;est <strong>Laura Dern</strong> qui interprète cette/ces femmes et elle est magnifique, que ce soit par exemple quand elle raconte son histoire difficile avec rage et jurons ou lors de la très belle scène sur Hollywood boulevard. Une scène qui m&#8217;a un peu fait penser à du <strong>Ferrarra</strong> avec ce coup de tournevis, ce sang, ces sdf, ces prostitués. Ailleurs le film peu aussi faire songer à <strong>Harmony Korine</strong> avec cette image si particulière et<br />
mouvante.</p>
<p>Et j&#8217;en arrive au seul hic du film. La DV. Lynch a tourné le film entièrement en vidéo numérique et il ne jure plus que par ça. Mais bon à mon avis c&#8217;est surtout plus facile de monter financièrement un film en DV et après c&#8217;est bien connu on trouve des qualités artistiques à ces contraintes matérielles.<br />
Je trouve cette image trop sale et trop floue, dès que tu n&#8217;es pas en gros plan tu distingue pas vraiment ce qui se passe. Ca change vraiment de la superbe image de <em>Mullholland Drive</em>.<br />
C&#8217;est pendant la première heure, la partie la plus fictionnelle et hoolywoodienne du film que cela m&#8217;a le plus gêné. Ensuite on rentre la psyché humaine et le grain sale est plus raccord avec les images parfois proche du génialement glauque <em>Eraserhead</em>.<br />
Un conseil David (et oui je donne des conseils à monsier Lynch et en plus je le tuttoie) tu aurrai du alterner pellicule cinéma avec DV suivant les scènes. Enfin je dis ça&#8230;<br />
Un dernier conseil, pour vous lecteurs ce coup-ci, ne partez pas avant la fin (comme mon voisin qui est parti au bout d&#8217;un quart d&#8217;heure; hé faut se renseigner un peu avant d&#8217;aller voir un film), la scène finale est la plus euphorisante du film, comme une récompense pour le spectateur qui a suivit pendant 3 heures l&#8217;empire intérieur du réalisateur. On y retrouve <strong>Laura Dern</strong>, <strong>Laurra Harring</strong>, <strong>Natasja Kinski</strong> ou <strong>Ben Harper</strong> mais surtout on y entend <strong>Nina Simone</strong> dans son chef d&#8217;oeuvre  hautement transcendant, <em>Sinnerman</em>, le tout joyeusement chorégraphié. La musique du film est d&#8217;ailleurs encore une fois importante et captivante.</p>
<p>Je suis ressorti en me disant que ce film était captivant mais pas son meilleur. Lelendemain j&#8217;avais tout de même une très forte envie de le revoir. Et ça ne va sûrement pas s&#8217;arranger.</p>
<p><strong>Rating:</strong> 8 out of 5 stars</p>
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		<title>Top Ciné 2006</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Jan 2007 11:35:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raphaël</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je n&#8217;ai pas vus suffisament de films cette année mais je vais quand même faire une petite de liste des bons moments  de 2006 passés dans une salle obscure.
1. Le nouveau monde
2. The Host
3. Nausicäa de la vallée du vent
4. Black Book
5. Little Miss Sunshine
6. Le Dahlia Noir
7. Walk the line
8. Dans Paris
9. La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n&#8217;ai pas vus suffisament de films cette année mais je vais quand même faire une petite de liste des bons moments  de 2006 passés dans une salle obscure.</p>
<p>1. <strong>Le nouveau monde</strong><br />
2. <strong>The Host</strong><br />
3. <strong>Nausicäa de la vallée du vent</strong><br />
4. <strong>Black Book</strong><br />
5. <strong>Little Miss Sunshine</strong><br />
6. <strong>Le Dahlia Noir</strong><br />
7. <strong>Walk the line</strong><br />
8. <strong>Dans Paris</strong><br />
9. <strong>La science des rêves</strong><br />
10. <strong>Good Night and good luck</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Top Ciné 2005</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2006 15:58:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raphaël</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Playlists]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;heure du bilan sonne. Culturelement parlant bien sûr, le reste on s&#8217;en fous.
Je commence par une sélection de dix films sortis en 2005 sur environ 20-25 de vu donc ça vaut ce que ça vaut (toujours pas vu History Of violence par exemple qui semble très bon).
Les dix films suivants sont en tout cas tous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;heure du bilan sonne. Culturelement parlant bien sûr, le reste on s&#8217;en fous.<br />
Je commence par une sélection de dix films sortis en 2005 sur environ 20-25 de vu donc ça vaut ce que ça vaut (toujours pas vu History Of violence par exemple qui semble très bon).</p>
<p>Les dix films suivants sont en tout cas tous très intéressants. A mon humble avis bien sûr.</p>
<p><span id="more-91"></span></p>
<p>1 &#8211; Mysterious Skin – Greg Araki</p>
<p>ou comment parler d&#8217;un sujet grave avec beauté et poésie. Magnifique.</p>
<p>2 &#8211; <a href="http://www.supercoin.net/node/2139">L’Enfant – Frères Dardenne</a></p>
<p>ou comment parler d&#8217;un sujet grave avec gravité, en touchant direct aux tripes</p>
<p>3 &#8211; <a href="http://www.supercoin.net/node/2116">Moi, toi Et Tous Les Autres &#8211; Miranda July</a></p>
<p>ou comment allier comédie et romantisme en étant très loin de coup de foudre à notting hill</p>
<p>4 &#8211; La Vie Aquatique &#8211; Wes Anderson</p>
<p>ou comment faire une comédie décalée, bancale et très plaisante à la fois</p>
<p>5 &#8211; Last Days &#8211; Gus Van Sant</p>
<p>ou comment nous faire voir une rock-star très loin du rock et ses clichés</p>
<p>6 &#8211; <a href="http://www.supercoin.net/node/1944">Dig ! &#8211; Ondi Timoner</a></p>
<p>ou comment nous faire voir une rock-pas-star en plein dans le rock et ses clichés</p>
<p>7 &#8211; H2G2: le guide du voyageur galactique &#8211; Garth Jennings</p>
<p>ou comment nous faire voir l&#8217;univers différement, comme une chose totalement absurde et monty pythonesque</p>
<p>8 &#8211; Land Of The Dead – Georges Romero</p>
<p>ou comment nous foutre les chocottes avec ces saloperies de zombies qui veulent bouffer du salopard de capitaliste</p>
<p>9 &#8211; Star Wars III – Georges Lucas</p>
<p>ou comment réussir habilement à finir une deuxième série pourtant moyennement commencée</p>
<p>10 &#8211; Travaux, on sait quand ça commence – Brigitte Roüan</p>
<p>ou comment faire une comédie avec classe et intelligence en parlant juste de travaux en appartement</p>
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		</item>
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		<title>L&#8217;enfant</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2005 09:33:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raphaël</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[<br />
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Seraing. 60 000 habitants. Wallonie. Province de Liège. Au bord de la Meuse. Lieu de déroulement des films des frères Dardenne.
Et le moins que l’on puisse dire c’est que Jean-Pierre et Luc Dardenne ne rend pas forcément service à la ville touristiquement parlant. Comme  dans les trois autres films des frères (La promesse, Rosetta, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<br />
<b>Warning</b>:  str_repeat() [<a href='function.str-repeat'>function.str-repeat</a>]: Second argument has to be greater than or equal to 0. in <b>/var/www/vhosts/supercoin.net/httpdocs/wp-content/plugins/star-rating-for-reviews/star-rating.php</b> on line <b>327</b><br />
<p><img align="right" title="thumb_c2c16ee2d80b02f3263d62269de29805-2141.jpg" id="image121" alt="thumb_c2c16ee2d80b02f3263d62269de29805-2141.jpg" src="http://www.supercoin.net/wordpress/wp-content/uploads/2006/09/thumb_c2c16ee2d80b02f3263d62269de29805-2141.miniature.jpg" /><br />
Seraing. 60 000 habitants. Wallonie. Province de Liège. Au bord de la Meuse. Lieu de déroulement des films des frères Dardenne.</p>
<p>Et le moins que l’on puisse dire c’est que <strong>Jean-Pierre et Luc Dardenne</strong> ne rend pas forcément service à la ville touristiquement parlant. Comme  dans les trois autres films des frères (<em>La promesse, Rosetta, Le fils</em>),<em> L’enfant</em> nous montre un décor froid, gris, humide et surtout des conditions de vie plus que pénibles. Le film est encore une fois hyper réaliste et réussi parfaitement à faire rentrer ce mélodrame en plein dans le ventre, dans les tripes.</p>
<p><span id="more-122"></span></p>
<p>Le film commence sur Sonia jeune fille en mini-jupe assez enjouée malgrès le froid et les difficultés. Sa première difficulté est de retrouver le pére de son enfant qu’elle porte dans les bras. Leur appartement à été sous-loué pendant une semaine et l’accueil hostile qui lui est réservé par les locataires temporaires nous indique tout de suite qu’on ne va pas rigoler des masses. Les rapports humains entre belges seraient-ils essentiellement conflictuels ?</p>
<p>La première partie semble hésiter entre les deux réponses. Car si Sonia retrouve Boris assez vite leur relation est surtout basée sur des chamailleries enfantines (on se lance des caillous, on s’asperge de soda …) , mais l’ambiance se détend et finalement je me dis que j’ai peut-être été pésimiste quand au scénario,  tout ne se passe pas si mal et je souris en même temps que les personnages du film.</p>
<p>Mais ce couple est tout de même en marge. Boris gagne de l’argent en volant les passants avec l’aide de deux adolescents et son intérêt pour son fils est disons limité. Il n’a pas rendu visite à Sonia à la maternité, c’est elle qui lui rappelle qu’il faut choisir un deuxième prénom et qu’il faut le reconnaître. Surtout il est imcapable de penser à l’avenir, dépensant immédiatement l’argent « gagné » pour louer une décapotable ou acheter un blouson en cuir, une sorte de punk version prolétaire, un « no future » de la crise économique. Il achète tout de même un landau et y restera accroché une bonne partie du film, c’est d’ailleurs l’image d’une femme promenant son bébé dans son landau avec violence qui a donné l’envie de ce film aux frères Dardenne.</p>
<p>C’est au cours d’une ballade en landau avec le petit bébé Jimmy que l’envie lui vient en tête aidé par une recelleuse qui lui en avait parlé un peu plus tôt. En une demi-seconde il décide de vendre son fils tout juste reconnut. C’est assez flippant de voir comment un geste aussi ignoble peut lui venir si rapidemment et si naturellement.</p>
<p>Evidemment tout ça va foirer mais je n’en dirai pas plus. A partir de là on est accroché par l’écran et le filmage caméra à l’épaule, au plus près du visage de Bruno (joué par Jérémie Renier déjà présent dans La promesse où il était alors adolescent).</p>
<p>La scène clef du film est une poursuite impressionante en scooteur lors d’un vol à la tire qui va se terminer dans l’eau glacé de la Meuse. On souffre avec les comédiens plongés dans l’eau . Cette scène en plus de déclencher la prise de conscience de Bruno vaut largement toutes les scènes d’action américaines pleines d’articices.</p>
<p>Les acteurs sont très bon notamment le jeune ado qui se retrouve à l’eau, et Déborah François, débutante qui joue Sonia n’est pas loin d’égaler Emilie Dequenne dans <em>Rosetta</em>.</p>
<p><em>L’enfant</em> a obtenu une palme d’or au dernier festival de Cannes. Ca peut sembler un peu bizarre vu que c’était la deuxième pour les frères Dardennes et que le film est très proche des précédent que ce soit par le réalisme, les décors et les thèmes abordés (pauvreté, filiation) mais nul doute que si l’on prend en considération ce film tout seul (c’est ce que les jurés ont dû faire) ce film mérite probablement la palme (bon en même temps c&#8217;est pas comme si je voyais tous les films du festival de Cannes. Je sais c’est dingue mais on n’a pas encore d’accréditation pour le festival).</p>
<p>En conclusion, si un soir vous n’avez pas spécialement envie de rigoler, profitez-en pour aller voir <em>L’enfant</em>.</p>
<p><strong>Rating:</strong> 9 out of 5 stars</p>
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		<title>Moi, toi et tous les autres</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Oct 2005 09:57:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raphaël</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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Miranda July, la réalisatrice de Moi, Toi et tous les autres en plus d’avoir inventé un nouveau smiley (je vous mets au défi de trouver un signification si vous n’avez pas encore vu le film) à fait preuve de beaucoup de créativité sur ce premier film. A l’image du personnage principal,  joué par la [...]]]></description>
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<p><img align="right" alt="thumb_f7c0500b3fb32addf7c803d9fd6965f2-2117.jpg" id="image127" title="thumb_f7c0500b3fb32addf7c803d9fd6965f2-2117.jpg" src="http://www.supercoin.net/wordpress/wp-content/uploads/2006/09/thumb_f7c0500b3fb32addf7c803d9fd6965f2-2117.miniature.jpg" />))<>((</p>
<p>Miranda July, la réalisatrice de <strong>Moi, Toi et tous les autres</strong> en plus d’avoir inventé un nouveau smiley (je vous mets au défi de trouver un signification si vous n’avez pas encore vu le film) à fait preuve de beaucoup de créativité sur ce premier film. A l’image du personnage principal,  joué par la réalisatrice, qui invente des saynètes romantiques à partir de simples photos anonymes pour en faire de l’art, le film développe des histoires reliant plusieurs personnages d’une banlieue américaine le tout avec originalité et sensibilité.</p>
<p><span id="more-128"></span></p>
<p>Christine Jesperson est donc une jeune artiste spontanée assez fleur bleue et timide qui cherche la reconnaissance artistique et l’amour. Il y a aussi Richard vendeur de chaussures tout juste divorcé et père de deux enfants qui a le même regard ahuri et plen d’espoir sur le monde. Mais encore deux adolescentes en quête de découvertes sexuelles, une gallerétiste froide, un couple âgé, une enfant  aux rêves de femme au foyer … Tous les personnage sont traités avec beaucoup d’attention et sont liés entre eux même s’ils vivent souvent leur histoire en parallèle des autres. On appelle ça un film chorale (<em>Short Cuts</em> ou <em>American Beauty</em> en sont les exemples les plus connus). Mais on pense sourtout à <strong>Todd Solonz</strong> (<em>Bienvenu dans l’âge ingrat</em>, <em>Happiness</em>) en voyant le film . Solonz avec moins de cynisme, plus de délicatesse et plus de rose (et aussi un peu plus de réussite par rapport au dernier film de celui-ci). La petite sœur de Solonz quoi.</p>
<p>Bien sûr ces personnages s’inspirant de monsieur tout le monde semblent plus fantasmés que réel, des fantasmes d’une artiste contemporaine. On a peu de mal à croire que les deux fils de Richard existent tant l’un est bizarrement mutique et l’autre émotionellement surdoué, sexuellement précoce et naïf (le film réussi à parler de pédophilie de manière drôle et imagée).  Des scènes comme celle du « bout de chemin » où Richard et Christine font un parallèle entre le bout de chemin qu’ils sont en train de parcourir et le bout de chemin (au sens imagé) qu’ils pourraient faire ensemble sont absolument magnifiques.</p>
<p>Ce film à la sensibilité toute féminine est un peu comme une chanson de Belle &#038; Sebastian, pleine de candeur, de solitude, d’optimisme, de joie et d’humanité.</p>
<p><a href="http://www.mirandajuly.com/">Le site de Miranda July</a></p>
<p><a href="http://meandyou.typepad.com/">Le blog de Miranda July</a></p>
<p><strong>Rating:</strong> 8 out of 5 stars</p>
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		<title>Broken Flowers</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2005 09:38:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raphaël</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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<p><img align="right" title="thumb_8634512199b10b81ecb0fe169c462ede-2078.jpg" id="image134" alt="thumb_8634512199b10b81ecb0fe169c462ede-2078.jpg" src="http://www.supercoin.net/wordpress/wp-content/uploads/2006/09/thumb_8634512199b10b81ecb0fe169c462ede-2078.jpg" />Tout être normalement constitué a forcément été subjugué par l’étrange western <em>Dead Man</em> de <strong>Jim Jarmush</strong>. Tout être normalement constitué a été admiratif devant le talent de <strong>Bill Murray</strong> que ce soit dans <em>Un jour sans fin</em> ou <em>Lost in translation</em> par exemple. Alors quand on sait que <em>Broken Flowers</em> réunit les deux, chacun à sa place en plus, il y a de quoi attendre beaucoup. Cette attente est finalement l’élément le plus nocif au film qui est vraiment bon, mais sans contenter toutes mes éspérences.</p>
<p><span id="more-135"></span><br />
<strong>Bill Muray</strong> est Don Johnston un Don Juan (tiens je viens de remarquer la similitude des nom) sur le retour, (ex ? )informaticien fortuné. Mais un Don Juan qui n’y croit plus vraiment. C’est pourquoi, dans la première scène du film, il laisse partir sa dernière conquête <strong>Julie Delpy</strong> sans esquisser le moindre geste, alors que la télé diffuse justement un vieux film sur Don Juan. <strong>Julie Delpy</strong> part au moment où arrive une lettre anonyme et rose (le rose est la couleur centrale du film) qui lui annonce qu’il a un fils de 19 ans qui le cherche. Cette révélation lui passe au-dessus de la tête mais captive son voisin et ami ethiopien qui est tout le contraire de lui : actif, marié, cinq enfants, curieux au point de s’improviser détective. Il forcera la main à Bill, lui disant de s’intéresser un peu plus à sa vie et lui concoctera un plan de voyage et d’enquête pour retrouver la femme qui a écrit cette lettre.Ce voyage l’amènera vers <strong>Sharon Stone</strong>, <strong>Frances Conroy</strong> (la mère Fisher dans Six feet under), <strong>Jessica Lange</strong> et <strong>Tilda Swinton</strong> (plus une pierre tombale).</p>
<p><strong>Jim Jarmush</strong> fait figure d’exception aux Etats-Unis et son cinéma est à l’opposé du modèle hollywoodien. Le film est lent et très prolifique en temps morts, ces espaces qui font s’arracher les cheveux à un tâcheron du genre de Schumacher (toujours taper sur un Schumacher quand on en a l’occasion, même gratuitement), mais qui font pourtant beaucoup pour le cinéma. Le film est d’ailleurs dédié à <strong>Jean Eustache</strong> même s’il est très éloigné de la verbe hallucinante de <em>La maman et la putain</em> puisqu’il se base plus sur des cadrages montrant l’abattement inexpressif de <strong>Bill Murray</strong>. Plan large sur l’interieur cosy de Don Johnston et son mobilier préféré, un canapé  en cuir où il reste allongé ou assis, impassible, en survetement, en train d’écouter du <strong>Marvin Gaye</strong> ou de la musique classique.</p>
<p>La musique est encore une fois importante puisqu’elle semble être la voix de son voisin qui le pousse à continuer son enquête quand celui-ci ne lui téléphone pas directement pour avoir des nouvelles. Cette voix est interprétée par le cool-jazz de l’éthiopien <strong>Mulatu Astatke</strong> qui accompagne tout ses déplaçements en voiture. Le jeu des acteurs et actrices est evidemment très bon, <strong>Bill Murray</strong> s’il en fait parfois un peu trop dans la passivité relève toujours la sauce par un simple haussement de sourcil ou un léger <em>pffff</em> que l’on devine  au coin de sa bouche. On passe finalement une bonne partie du film à guetter avec envie ces interventions minimales qui égayent le film. Les actrices ne sont pas en reste: <strong>Sharon Stone</strong> et sa fille Lolita en quête d’affection, Dora la coincée, <strong>Jessica Lange</strong> la lesbienne mystique et la colérique bikeuse. Les rencontres avec ses ex insuflent de la vie à <strong>Bill Murray</strong> et au film.</p>
<p>Il manque une part de bizarerie, de poésie, et de brefs pics de violences pour rejoindre les complètes réussites de <strong>Jarmush</strong> telles que <em>Ghost Dog</em> ou <em>Dead Man</em> mais ce film reste à voir pour ceux qui aiment <strong>Jarmush</strong> et <strong>Bill Murray</strong> (pour tout être normalement constitué donc).</p>
<p>Le manque de contenu du film est à l’image du personnage principal, vidé par la vie, et cette quête progressive de filiation semble être sa seule planche de salut.</p>
<p><strong>Rating:</strong> 7 out of 5 stars</p>
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		<title>Dig !</title>
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		<pubDate>Wed, 11 May 2005 13:59:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raphaël</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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<p><img align="right" alt="thumb_9a12a4ccc299a50a4d9f4d819789a50a-1945.jpg" id="image157" title="thumb_9a12a4ccc299a50a4d9f4d819789a50a-1945.jpg" src="http://www.supercoin.net/wordpress/wp-content/uploads/2006/09/thumb_9a12a4ccc299a50a4d9f4d819789a50a-1945.jpg" />Il n’y a pas à dire le mythe c’est important. Comment voulez-vous que la relève musicale s’intéresse un temps soit peu au rock si les seuls modèles proposés sont <strong>Steve Estatoff</strong> et <strong>David Halliday</strong>. Ok ils sont sympa et isl permettent de combler le gouffre intergénérationnel parce que grâce à eux, le jeune peut parler musique avec sa mémé, mais bon côté sex, drugs and rock’n roll, heum c’est pas trop ça !</p>
<p>Alors en ressortant de Dig ! rockumentaire sur les déboires de <a href="http://www.brianjonestownmassacre.com/">The Brian Jonestown Massacre</a> ont est un peu rassuré de voir que certains vivent encore ça à fond sans même penser qu’il peut en être autrement. Entre fascination d’adolescent attardé et ricanement plus cynique devant ses excès et clichés, <strong>Anton Newcombe</strong> le leader de <strong>The Brian Jonestown Massacre</strong> est en tout cas au moins un aussi bon sujet que la star du NME <strong>Pete Doherty</strong>.</p>
<p><span id="more-158"></span></p>
<p>La chose la plus stupéfiante dans ce documentaire c’est tout simplement la présence de la caméra. Pendant sept ans l’américaine <strong>Ondi Timoner</strong> à suivit deux groupes en parallèle (<strong>The Brian Jonestown Massacre</strong> et <a href="http://www.dandywarhols.com/">The Dandy Warhols</a>) et elle toujours là au bon moment (quand Anton frappe son bassiste, quand le groupe se fait arrêter en Georgie pour possession de drogues,…). La caméra semble tellement connecté avec les groupes (surtout avec <strong>The Brian Jonestown Massacre</strong>) que j’ai du mal à croire que le but du documentaire était défini ès le début. On est très loin ici du documentaire fait à la va-vite commandé par la maison de disque et destiné à accompagner la sortie d’un dvd live quelconque. La réalisatrice a ainsi expliqué que c’est avec l’arrivée des <strong>Dandy Warhols</strong> dans l’entourage du groupe et avec l’apparition des relations tumultueuses entre <strong>Anton Newcombe</strong> et <strong>Courtney Taylor</strong> que le sujet du documentaire s’est imposé.</p>
<p>Car ces deux là sont de vrai frères ennemis. Les deux groupes se sont rencontré au milieu des années 90 et sont vites devenu amis, se jurant de percer ensemble. Et si <strong>The Dandy Warhols</strong> grâce à deux ou trois tube a connu un certain succès surtout en angleterre, <strong>Brian Jonestown Massacre</strong> malgré sa prolixité (une douzaine d’albums à ce jour) s’est contenté de jouer devant des publics peu nombreux et bagarreurs à part au Japon mais bon tout le monde est une star au Japon. Ainsi <strong>Courtney Taylor</strong> avoue tout au long du film envier le talent d’<strong>Anton Newcombe</strong> voire son attitude mais contrairement à lui reste sage et joue le jeu des majors.</p>
<p>Il faut dire que le leader de <strong>The Brian Jonestown Massacre</strong> est loin d’être une personne équilibrée : mégalo (il pense être le seul membre du groupe digne d’intérêt), violent (bagarre fréquente lors des concerts contre le public ou contre ses propres musiciens), accro à l’héroine (ce qui a gâché le seul contrat du groupe avec un label assez important), mystique (tendance beatnick 60’s) …</p>
<p>C’est pourquoi quand les <strong>Dandy Warhols</strong> reçoivent un colis surprises avec des cartouches nominatives de la part d’Anton, ils commencent à flipper grave.</p>
<p>Et puis pour ne pas dégoûter quand même le spectateur de former son groupe underground, le documentaire montre aussi quelques moment plus détendu. Notamment grâce au joueur de tambourin <strong>Joel</strong>,  sourire de défoncé constamment au visage qui forcément voit tout ça avec beaucoup d’amusement.</p>
<p>Bon je ne vais pas tout révéler (une petite dernière : la police française est bien plus cool que la géorgienne) mais même si la forme est un peu brouillonne ce qui semble normale vu le nombre d’heures de rush que la réalisatrice a dû amasser, ce documentaire est à voir.</p>
<p>En plus ça m’a fait découvrir un bon groupe que je ne connaissais que de nom, leurs albums gagnent d’ailleurs en notoriété est sont maintenant mieux distribué (<a href="http://www.teepeerecords.com/">Tee Pee Records</a>, <a href="http://www.deadbees.com">Dead Bees Records</a>).</p>
<p><a href="http://www.digthemovie.com/">Site du film</a></p>
<p><strong>Rating:</strong> 8 out of 5 stars</p>
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		<title>Sideways</title>
		<link>http://www.supercoin.net/cinema/sideways</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Feb 2005 13:18:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raphaël</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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Mélanger alcool et route, c’est pas une bonne idée. Tout le monde vous le dira (en tout cas on me l’a dit). C’est pourtant les ingrédients principaux de cette comédie sentimentale et dépressive d’ Alexander Payne, réalisateur de Monsieur Schmidt qui avait valut un Oscar à Jack Nicholson. Ce nouveau film est d’ailleurs nominé pour [...]]]></description>
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<p><img align="right" alt="thumb_8d69118f14bde55404a3a0587ccd8197-1848.jpg" id="image172" title="thumb_8d69118f14bde55404a3a0587ccd8197-1848.jpg" src="http://www.supercoin.net/wordpress/wp-content/uploads/2006/09/thumb_8d69118f14bde55404a3a0587ccd8197-1848.jpg" />Mélanger alcool et route, c’est pas une bonne idée. Tout le monde vous le dira (en tout cas on me l’a dit). C’est pourtant les ingrédients principaux de cette comédie sentimentale et dépressive d’ <strong>Alexander Payne</strong>, réalisateur de <em>Monsieur Schmidt</em> qui avait valut un Oscar à <strong>Jack Nicholson</strong>. Ce nouveau film est d’ailleurs nominé pour cette année, empochant du rôle de « film indépendant » de la cérémonie. Pas de cascades, ni d’explosions (à part un faux-accident de voiture drôle et ridicule), ni de combats inter-galactiques ; le film est basé sur le jeux des deux acteurs (<em>Paul Giamatti</em> et <em>Thomas Haden Church</em>) et leurs dialogues œnologiques, sentimentaux, sexuels ou sur leur compliqué choix de vie de quarantenaire.Quand les Américains veulent faire « indépendant », ils ne sont pas toujours très doués et franchement, ici, on est loin de Cassavettes. Mais le film a quand même des qualités, ne serait-ce que dans sa partie comique.</p>
<p><span id="more-173"></span><br />
<em>Sideways</em> raconte l’histoire de Miles (l’élément dépressif et Houelbecqien du film), un écrivain raté récemment divorcé, et de son ami Jack (l’élément comique du film), un acteur de troisième zone au physique à la Schwarzy sur le point de se marier à une bourgeoise. Pour enterrer la vie de garçon de ce dernier, ils décident de faire ensemble la route des vins californiens (je sais les vins californiens c’est nul, mais bon ils ne connaissent que ça les pauvres).On s’aperçoit vite que les deux amis n’ont pas les mêmes envies, l’un veut déguster les bouteilles de Pinot des domaines visités tandis que l’autre (malgrès son mariage proche) veut déguster les lèvres des serveuses.</p>
<p>Alors boire et conduire, bonne idée ou pas ? C’est mitigé, les discours sur le vin sont parfois un peu gonflants, la réalisation est assez inexistante (on dirait parfois un téléfilm un peu plus intelligent que les autres) et Miles s’apitoie un peu trop sur son sort .Mais il faut reconnaître que son petit œil mi-ouvert rajoute à l’ambiance du film. Finalement on verra que les deux protagonistes ne s’éloigneront pas trop de leur motel, attiré par deux serveuses, le futur-marié fonçant de manière compulsive sur sa proie ce qui donnera droit à quelques bonnes scènes comiques tandis que Miles empêtré dans son histoire passé, son foutu bouquin impubliable et ses tendances alcooliques a plus de mal à franchir le pas.</p>
<p>Globalement, à part le début un peu plan-plan , on passe plutôt un bon moment et on ressort avec l’envie de déboucher une bonne bouteille.</p>
<p><strong>Rating:</strong> 6 out of 5 stars</p>
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		<title>Rois et Reines</title>
		<link>http://www.supercoin.net/cinema/rois-et-reines</link>
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		<pubDate>Thu, 06 Jan 2005 09:06:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raphaël</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[Un peu comme pour la musique, il existe pas mal de rivalité entre adeptes du cinéma français et adeptes du cinéma américain. Si effectivement pour la musique, la bataille risque d’être de courte durée, le cinéma français se défend quand même pas mal si on y prête un peu attention. Pas autant que le prétend [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img align="right" title="thumb_4b979185ec301f15bad8dcaefdf9ae84-1736.jpg" id="image191" alt="thumb_4b979185ec301f15bad8dcaefdf9ae84-1736.jpg" src="http://www.supercoin.net/wordpress/wp-content/uploads/2006/09/thumb_4b979185ec301f15bad8dcaefdf9ae84-1736.jpg" />Un peu comme pour la musique, il existe pas mal de rivalité entre adeptes du cinéma français et adeptes du cinéma américain. Si effectivement pour la musique, la bataille risque d’être de courte durée, le cinéma français se défend quand même pas mal si on y prête un peu attention. Pas autant que le prétend le ministre de la culture vu que les tentatives de copie du cinéma américain ou les multiples films à l’esprit « grande vadrouille » sont presque toujours ratés mais lorsqu’il se cantonne au style qui fait la spécificité de la France depuis la nouvelle vague, une sorte de romanesque intelligent, il arrive à toucher juste. <strong>Arnaud Desplechin</strong>, chef de file il y a quelques années de la nouvelle nouvelle vague (des étudiants de la Femis), nous revient en grande forme. J’avais adoré son <em>Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle)</em>, film fleuve sur le passage à l’âge adulte, et ici il n&#8217;est pas loin de réussir aussi bien.</p>
<p><span id="more-192"></span>Le film suit deux personnages qui ne se rencontreront que brièvement dans le film. Il y a d’abord Nora (<strong>Emmanuelle Devos</strong>), mère active, épanouie, sur le point de se remarier qui rend visite à son père et découvre que celui-ci est mourant, puis Ismaël (<strong>Mathieu Amalric</strong>), altiste excentrique et légèrement suicidaire qui se fait interner de force en hôpital psychiatrique.<br />
La caméra suit ces deux trajets où la famille tiendra une part imprtante, en parallèle.<br />
Si au début la folie et la drôlerie d’Ismaël captive plus que la froideur légèrement ennuyeuse de Nora, au fur et à mesure que <strong>Desplechin</strong> s’intéresse à Nora (plans « inutiles » sur Nora qui se recoiffe …) et que le personnage gagne en noirceur au cours des différents flash-back du film, elle devient plus antipathique mais paradoxalement son histoire touche de plus en plus. Quant à Ismaël, c’est le genre de foldingue qui donne un peu envie d’être foldingue (mais pas trop quand même) : drôle et colérique, déconnecté et pertinent (le dialogue avec le fils de Nora est à ce titre saisissant).</p>
<p>Les acteurs sont tout simplement épatants. Toutes proportions guardées, <strong>Amalric</strong> est une sorte de croisement de <strong>Jean-Pierre Leaud</strong> et de <strong>Woody Allen</strong>, et <strong>Devos</strong> au jeu froid et décalé s’en tire à merveille. Les seconds rôles ne sont pas reste tous plus bons les uns que les autres comme <strong>Hypolite Girardot</strong> étonnant en avocat complètement speed.<br />
Outre le fait d’avoir su allier drame et comédie avec brio, ce film réussi à nous apprendre des choses sur la vie (ou à nous en donner l’impression tout du moins), chose très éloignée des intentions de la quasi-totalité des réalisateurs actuels.</p>
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