Les canadiens de Black Mountain maîtrisent les 70s, aussi bien a niveau du son que des images.
The Flaming Lips: The Sparrow Looks Up at the Machine
0 Comments Published by Raphaël June 14th, 2010 in MusiqueEncore une vidéo incroyable mais déconseillée à ceux qui s’évanouissent à la vue du sang.
Et merde, 5 h de train. Quelle plaie ! Là je suis à Surdon, à droite et à gauche , des champs vides et juste un panneau pour indiquer au conducteur que c’est là qu’il doit s’arrêter. On se demande bien pourquoi. Ah tiens si une personne descend, peut-être qu’elle sait pourquoi. Enfin rien de moins sûr.
Le gris du ciel fidèlement accompagné par la pluie transforme le jour en nuit. La lumière s’absente.
C’est le moment de forcer un peu la nature et d’injecter un peu de lumière artificielle, pourquoi pas musicale.
Lumier Brother est un jeune groupe grec qui sort un premier album nommé Fiction. Dans le livret sous les paroles on peut lire les sources d’inspiration de chaque morceau comme autant de courts synopsis prometteurs.
Et la lumière est bien présente, elle se concrétise la plupart du temps grâce aux choeurs féminins qui apparaissent avec surprise dans quasiment tous les titres de l’album. Mais aussi avec cette pop un peu mélancolique sans jamais être larmoyante, le piano, omniprésent sur l’album, se chargant avec le glockenspiel ou la batterie (entre autre) d’exalter ces scénettes.
Après une entrée en matière légère, Fast Backwards et son choeur d’intro n’est pas sans évoquer Arcade Fire, que l’on recroisera de temps en temps sur cet album.
Le pianiste-chanteur-compositeur du groupe (membre aussi de Serpentine) a du écouter aussi Sigur Ros sous le soleil d’Athènes, ce qui rend la chose plus chaleureuse (Turn On The Sunlight). Il enchaine ensuite avec une belle comptine pop mélancolique à l’anglaise (Black Keys) où l’orgue, le piano et les choeurs prennent les devants.
Photos On The Wall est un petit classique de pop beatlesienne très réussi. Le rythme s’accélère sur Kate’s Summer: la batterie s’impose avec plus d’énergie et le morceau se présente comme une montée de moins de 3 minutes pour arriver au refrain final à reprendre en choeur. Un titre parfait. Enfin non il est juste trop court. Mais comme leurs ancêtres français, les Lumiere Brother font dans le court métrage.
Un piano ouvre finement et joyeusement, puis arrivent les autres instruments, puis les choeurs pour un titre en 3 actes très plaisant (Sleeping in Airports). Ailleurs, on trouve aussi valse et accordéon rappelant la France où vécu quelque temps le leader du groupe.
L’album se termine sur le titre le plus pop et sonore. Et oui, même dans les courts métrages plutôt intimistes, une explosion finale fait toujours son effet.
A noter aussi que les Lumiere Brother ont réussi à me faire aimer un disque sans l’ombre d’une guitare. Chapeau !
Bon le train à l’air coincé en gare de Mézidon (ces villages existent vraiment, si si), la lose.
Allez, play it again Sam !
Lumiere Brother – Fiction [2009 - Archangel Music]
Rating: 









Jeffrey Lewis & The Junkyard – ‘Em Are I
0 Comments Published by Raphaël February 12th, 2010 in Disques
“Now I am more happy and I wish I was more happy”
J’aime les albums de Jeffrey Lewis mais je souhaiterai les aimer encore plus.
Voilà un peu ce que je pouvais me dire en écoutant les albums de Jeffrey Lewis. Je crois bien qu’avec ‘Em Are I cette phrase est obsolète car on tient là un album antidote à la blasitude.
Jeffrey Lewis, hippie du XXIème siècle, à éclos de la scène anti-folk et tandis que certains en sont sortis comme Adam Green ou les Herman Düne (pas forcément pour le meilleur), lui, comme Kimya Dawson n’a évolué d’un pouce. DIY, guitare acoustiques, chroniques quotidiennes bavardes esprit (et parfois son) punk, voilà en gros ce qui pourrait caractériser la musique de Jeffrey Lewis.
Je l’avais découvert il y a quelques années sous une tente où il déliait ses folk song avec les pages tournoyantes d’un comic book hallucinant. Un show dur à retranscrire sur disque donc même si des albums comme It’s The Ones Who’ve Cracked That The Light Shines Through ou City and Eastern Songs sont fortement recommendable, j’attendais enfin un album un peu plus musical et sans remplissage.
Oui donc j’ai mentis un peu plus haut Jeffrey Lewis a bien évolué où du moins il a trouvé un groupe qui la un peu recentré sur la musique: les Junkyards.
L’album commence sur un morceau rock qui pourrait sortir d’un album de Sebadoh (Slogan) avec basse vrombrissante, chant et thème à la guitare électrique qui poussent à la légereté.
Il y a beaucoup de choeurs sur cet album. Parfois féminins, parfois masculins comme sur Roll Bus Roll qui en plus donne envie de rejoindre ce choeur grâce à des paroles proches et touchantes. “It’s all fine as long as the bus makes the city behind me get smaller and smaller”. Une invitation à monter dans le bus assez irrésistible.
Son frère Jack semble diriger le backing band et à même droit à sa chanson (The Upside Down) où il en profite pour sortir les guitares saturées, la trompette et un piano tout en désaccord. Entre indie rock dansante et sonorités proche du Velvet ça donne 8 minutes centrales délicieuses.
On retrouve la guitare acoustique et la voix amicale sur pas mal morceaux comme le très réussi If Life Exist ?, mais aussi de la pop plus optimiste sur le pourtant nommé Broken Broken Heart ou sur Good Old Pig, Gone To Avalon.
Sur It’s not impossible, Jeffrey repète “It’s not impossible, now I know. I thought so but it’s not impossible”.
Oui maintenant je sais, ce n’est pas impossible de retrouver cette petite magie apparue une première fois sous une tente.
Jeffrey Lewis & The Junkyard – ‘Em I Are (2009) (Rough Trade)
Rating: 









Mourir le soir de Noël, ça se fait vraiment pas, ça m’a gaché la fête. J’aurai préféré ne pas passer du temps sur le net à savoir ce qui s’était passé, trépassé ou pas ? Tout en revoyant les rares documents sur YouTube. La vie des fois c’est pas terrible. Il pensait hélas pareil voire pire.
Une quinzaine d’années auparavant j’entendais pour la première sa voix écorchée (les albums Drunk et Is The Actor Happy? écoutés à la même période). Une voix unique qui tentait d’être soul mais avec une optique débraillée presque grunge tout en fredonnant de douces mélodies. Bizarre ? Unique on a dit. Et pour la musique c’est pareil n’ayant pas peur d’introduire des silences de quelques secondes au milieux de ces lents morceaux folk, c’était du jamais entendu. Pas de complexe non plus à prendre une belle chanson folk et d’y rajouter des guitares électriques saturées.
Pendant 5 bonnes années je l’ai énormément écouté, vu deux fois en concert, dont une fois accompagné par Lambchop (des moments aussi marquant que ses disques), j’ai du retranscrire à la guitare les 3/4 de sa discographie de l’époque. Puis la passion a diminué (comme le qualité de ses disques (mais il y avait de bonnes choses par ci par là)) mais est restée vivace.
Depuis deux ans il était enfin redécouvert grâce notamment à un superbe disque enregistré sur le label canadien Constellation. Pas de quoi noyer ses états d’âmes et son état physique.
5 titres
Isadora Duncan sur Little (1990)
Découvert lors d’un concert au 40 Watt à Athens par la star locale (et internationale) Michael Stipe qui produira ses 2 premier albums, Vic Chesnutt dévoile dès le premier titre de son premier album sa singularité avec ce très réussi titre sur une danseuse. L’épure au maximum comme sur tout l’album.
Free Of Hope sur Is The Actor Happy? (1995)
L’album qui l’a révélé avec sa batterie spartiate, ses rythmes lents, ses parties de guitares entre raffinement et explosion de distortion et des compositions intouchables. Free Of Hope représentant la part la plus sombre de Vic.
Blight sur Nine High a Pallet de Brute(1995)
Vic Chesnutt a toujours aimer s’entourer de musiciens différents au fil de ses disques (Lambchop, Elf Power, Silver Mt Zion …). Ici pour ce side-project sous le nom de Brute c’est avec Widespread Panic, groupe grungy-blues pas indispensable mais avec les compositions de Vic, ça donne un son plus rock (ça s’entend pas sur ce morceau d’accord) très réussi.
Everything I Say sur North Star Deserter (2007)
En 2007 des membres de A Silver Mt Zion, de Fugazi et de Goodspeed You Black Emperor se retrouve dans le backing band de Vic Chesnutt. Et ça réveille. Un album sombre et explosif où les stridences de guitare s’enchaînent sur des folks song déchirantes. Superbe.
Kick My Ass sur Drunk (1993)
Sur Drunk (et sur ce titre) , c’est l’art d’assembler lo-fi, mélodies touchantes et esprit marginal et crasse. Sans compter que les paroles sont largement au dessus de la moyenne du premier songwriter venu.
Isadora Duncan [4:37m]: Play Now | Play in Popup | Download (395)
Free Of Hope [5:52m]: Play Now | Play in Popup | Download (544)
Blight [4:08m]: Play Now | Play in Popup | Download (548)
Everything I Say [6:56m]: Play Now | Play in Popup | Download (548)
Kick My Ass [2:22m]: Play Now | Play in Popup | Download (333)“Free of hope, free of the past
Thank you God for nothing
I’m free at last
I’m free at last
I’m free, free at last”
Bon faire son top c’est carrément chiant quand on a un tant sois peu d’objectivité qui traîne péniblement aux basques. Faut tout réécouter. Bon quand on à juste acheté le Is This It posthume de madonna Michael Jackson et entendu le dernier Black Eye Peas sur radio Monop ça va, on s’en sort mais s’il faut fouiller dans ses 3 albums téléchargés achetés par semaine, c’est plus long. Et puis il faut vérifié que l’album est bien sortit en 2009 et pas qu’il a mis un an a traverser l’atlantique. Et puis le morceau classé 32ème est-il vraiment mieux que celui en 33ème position où étais-je juste un peu mieux assis en l’écoutant ?
Pas simple.
Alors bon je crois que je vais me contenter de commenter le top 10 de Pitchfork vu que de toute façon les 3/4 des autres top le reprend.
En vidéo ça donne:
N°1 – Animal Collective “My Girls”
Très bon titre d’Animal Collective, le meilleur de l’album, pop et trippant comme ils savent le faire. Dommage que ce titre soit un des rares moments de génie de leur juste agréable dernier album.
Approuvé à 82 %.
N° 2 – Dirty Projectors “Stillness Is the Move”
Beaucoup de chant comme souvent chez Dirty Projectors (trop ?). Originalité et tentative de mainstream. Agréable mais de là à se retrouver si haut placé. Malgré de bon moment, la complexité affichée du groupe m’a toujours plutôt parue suspecte.
Aprouvé à 51 %.
N° 3 Phoenix “1901″
Un peu la surprise de voir les frenchies à cette 3ème place. Remarquez, la médaille de bronze on adore. 1901 est un des tubes ultra efficace de l’album même si j’ai une faiblesse pour Armistice. Et puis la batterie cartonne là-dessus.
Approuvé à 68 %
N°4 Bat For Lashes “Daniel”
Intégration désactivée sur demande booo
Bon c’est par là: http://www.youtube.com/watch?v=00ZHah-c0hQ
Enfin bon on peut s’en passer. Pas du tout mon truc, j’imagine que les adeptes d’Enya, Shinead O’Conor et Kate Bush doivent aimer.
Approuvé à 17 %
N° 5 Grizzly Bear “Two Weeks”
Une voix haut perchée maniérée, des choeurs à foison, beaucoup de piano. C’est plutôt le genre de truc qui me fait passer mon chemin. Pourtant comme un classique des Beach Boys, l’élégance l’emporte.
Approuvé à 70 %
N° 6 Yeah Yeah Yeahs “Zero”
Intégration désactivée sur demande rebooo
c’est par là: http://www.youtube.com/watch?v=YY50hvaZgfc
Les Yeah Yeah Yeah’s se sont essayé à l’électro-pop sur quelques titres de leur dernier album. Sans atteindre la réussite d’un “Heart of Glass” de Blondie ça reste honnête. Mais bon j’ai plutôt envie d’écouter leur premier album et même leur premier EP.
Approuvé à 64 %
N° 7 Big Boi [ft. Gucci Mane] “Shine Blockas”
Bon quand les rappeurs s’essayent à la soul ça donne toujours de la merde. Ceci n’est que mon humble avis.
Approuvé à 0 %
N° 8 Phoenix “Lisztomania”
Non, la vrai surprise c’est de voir 2 titres de Phoenix dans le top 10. Y’a quand même d’autres groupe. Mais bon c’est encore un excellent titre peut-être même un peu mieux que 1901 (mais pas qu’Armistice si vous suivez). Ou pas.
Approuvé à 69 %
N° 9 Girls “Lust for Life”
Bon le côté indie-pop, le doo-wap, la guitare simple et ensoleillé, les paroles avec “I wish” dedans. J’adhère à tous les coups. Même si c’est plutôt un autre morceau d’eux (Hellhole Ratrace) mon n° 1 du top single que j’ai pas fait, celui-ci tourne pas mal en boucle dans mon lecteur.
Approuvé à 91 %
N° 10 Washed Out “Feel It All Around”
Première écoute. Malgrès quelques sonorités 80’s, mais aussi 70’s plus sexy, j’aime assez. Une voix tristouille, une musique d’appartement (d’ordi quoi) assez sympa.
Approuvé à 63,9 %
Le dimanche après une agréable interview d’Eric de The Patriotic Sunday, je me dépêche d’aller voir Bill Callahan au fort. Le leader de Smog ne s’embarrasse plus de sobriquet et joue accompagné d’un groupe comprenant un sérieux violoncelliste. Les morceaux sont lents, forcément, mais aussi prenant ce qui est plus difficile à faire. Plus crooner que jamais, sa musique peut commencer par un léger ennui et se finir en émotion pure.
Andrew Bird et son imaginarium prend ensuite possession de la scène. Si sa tendance à siffler sur presque tous les morceaux est un peu ennuyante, on ne peut pas trop lui en vouloir vu sa condition et surtout vu ses chanson pop originales et harmonieuses. Un esprit libre et joyeux quoique un brin gentillé. Un des meilleur moment sera une reprise de … smog.
Le fer de lance de la chanson lenoirement/inrockuptiblement correcte joue ensuite. Seul sur scène avec boite à rythme et auto-loop, Dominique A réussit bien son coup, pourtant un peu risqué alors que la nuit tombe sur le fort et que l’on a de plus en plus l’esprit à la fête. Pas mal de titre de son récent album mais aussi quelques vieilleries toutes réarrangées pour cette configuration. Si le décalage entre l’aspect intimiste de la musique et la foule de plein de festival finit par se faire sentir, j’aurai encore une fois eu la confirmation que Dominique A donne tout son potentiel sur scène.
Grizzly Bear, après un album encensé à peu près partout revient à la route du rock, et pas mal de gens les attendent. Leur concert fut inventif, énergique et mélodieux. Leur morceaux allient une rythmique enthousiasmante et de la pop qui donne envie de chanter tout en gardant une certaine complexité. Hélas tout ça est parfois gaché par des voix qui prennent un peu trop de place et oublie en chemin leurs mélodies pop. Dommage, mais il y avait suffisamment de talent pour s’amuser à ce concert.
Après c’est la fête avec Simian Mobile Disco. J’ai pas bien compris et je la fais au bar au lien d’être au milieu des corps en sudation. Mais c’est pas grave l’esprit y était.
Dans la plus pure tradition du festival, on a droit à un truc tout pourri pour clôturer le festival. Ce que coup-ci c’était Autokratz, une sorte de techno gothique ! Mmmh, sexy.
Je fuis vers le bar VIP où je serai rattrapé par mes excès. Faudrait voir à se calmer quand même. Ou pas.
Après le bruitiste vendredi retour au calme dans Saint-Malo. Oui enfin pas vraiment parce que comme tout les 15 août il faut faire attention où l’on met les pieds si on ne veut pas percuter une voiture, un enfant qui mange sa glace, une statue corsaire ou das adolescentes qui font bronzette.
Je me dit qu’enchaîner Forest Fire au palais du grand large puis The Patriotic Sunday ça sera idéal. Direction l’étape 1. Il fait tout noir, dans la salle et sur scène. Je crois distinguer deux nanas debout qui touche un peu du synthé tout en chantonnant dans les aigües. Bof bof. C’est pas ce que je veux voir (en fait c’était The Present). Sous les palais, la plage. Et dessus, les nantais de The Patriotic Sunday nous offrent un concert assez surprenant pour ceux qui ont entendu leur premier album. La musique est plus travaillée et déconstruite avec même quelques touches d’émo tout en gardant un bon sens mélodique. Les pieds dans le sable, c’était parfait.
Après on remballe et youpi c’est l’apéro !! Tiens c’est l’heure de St. Vincent. Youpi c’est l’apéro !! Tiens c’est l’heure de Papercuts. Youpi c’est l’apéro. Tiens c’est l’heure de Camera Obscura. Youpi j’aime
beaucoup ce groupe. Les écossais jouent leur pop (à la Belle & Sebastian du temps où le bug de l’an 2000 était encore menaçant) divinement. Le chant de Tracyanne Campbell est très mélancolique mais les rythmes et les mélodies sont suffisamment joyeuses pour remuer le fort. Ca sera le meilleur concert du jour et aussi le seul du soir dont je peux témoigner avec un minimum de lucidité.
Ce samedi était un peu trop gai et mon professionalisme journalistique en a encore profité pour se suicider en sautant du haut du fort de Saint-Père dans une pinte de bière.
Tout de même le concert des Kills m’a assez plus, on ne peut pas dire que leur rock se renouvelle mais j’ai préféré ce concert à celui d’Evreux il y a quelques années.
Et puis sinon Peaches change souvent de tenu. Four Tet heu …
Voili voilo, camping, vidage de fût et bonne nuit les petits.
(tiens j’ai un peu honte)
Le lendemain de leur très bon concert sur la plage de Saint-Malo, on retrouvait Eric Pasquereau le leader de The Patriotic Sunday pour une interview dans l’herbe au son des mouettes et des voitures de touristes, près du Palais du Grand Large.
A l’occasion de la sortie de leur nouvel album Characters le 26 octobre, il était plus que temps de publier l’entretien.
Au programme : pluie, 4 juillet, tigre, rap, indiens, vinyls et hardcore de l’est.
T’es habitué du festival ?
Ouais je suis déjà venu, la première fois en 98 pour flyer pour Labels et une autre fois quand il pleuvait à mort, l’année avec Blonde Redhead.
En même temps je suis pas toujours super fana de la prog, cette année c’est pas mal mais y’a des fois où c’est pas ouf.
Ca t’as rien fait quand on t’a dit que tu jouais ici ?
Ah si je suis content parce que ça veut dire qu’au mois après t’as fait les gros trucs, les gros festivals les moins dégeulasses. Parce que bon les autres festivals …
Pourquoi The Patriotic Sunday ?
En fait, quand j’étais plus jeune et que j’ai commencé à faire de la musique tout seul, j’avais trouvé ce nom là et je l’ai gardé, ça fait très longtemps … Mais ça n’a pas trop de sens … enfin si ça a un sens particulier : c’est quand le 4 juillet aux Etats-Unis tombe un dimanche. Mais sinon ça n’a quasiment aucun rapport avec ce que je fais.
Et jouer dehors avec la mer à l’horizon c’est sympa ?
C’était un peu Copacabana, c’est sympa oui. C’est mieux que de jouer dans le fort sous la pluie.
On n’a pas trop entendu le nouveau disque mais j’avais l’impression, par rapport aux concerts que j’avais déjà vu, que vous aviez un peu durci le son de Patriotic Sunday, je me trompe ou pas ?
En fait le truc c’est qu’à l’époque où l’on tournait avec ce projet là, il y avait pas de basse et surtout on n’avait pas enregistré l’album. Et depuis qu’on a fait l’album, vu qu’il y a plein d’arrangements, on a réécrit plein de parties. On s’est rendu compte, oui, que le disque était vachement plus dur que ce qu’on jouait avant. Donc on a repris des éléments comme ça et puis moi je joue de la basse alors que je suis pas du tout bassiste, on a complété un peu la musique.
T’as laissé tombé le côté bossa-nova ?
Oui parce que ça je le faisais tout seul.
Est-ce que Papier Tigre déteint sur Patriotic Sunday ?
Forcément un peu. La grosse différence, c’est que ça a déteint sur moi et donc le fait de jouer dans Papier Tigre ça a forcément influencé mon futur pour Patriotic.
Et ce sont les mêmes musiciens ?
Oui.
Et est-ce que c’est un peu démocratique ou pas ?
Non c’est moi qui décide, c’est purement dictatorial alors que Papier Tigre est plus démocratique.
Et puis l’idée c’est qu’avec Patriotic je peux revenir à faire des trucs tout seul, je peux faire un album de rap, je peux faire n’importe quoi.
Alors c’est pour quand l’album de rap ?
J’aimerais bien faire ça mais faudrait que ça soit bien, alors ça va prendre un sacré bout de temps.
T’avais rapé sur le disque de Stuntman 5 est-ce que vous envisagez de faire un disque de rap et de faire des concerts ?
Ca serait pas mal mais après faudrait que ça soit bien. C’est ça le problème parce que Stuntman 5 c’était pas hyper bien … enfin quand je rappais dessus.
Comment s’est monté ce collectif Effervescence ?
Ca s’est monté début 2000 avec des groupes qui étaient là dans la région, on a un peu mutualisé les moyens pour faire un label à Nantes. Et depuis 3 ou 4 ans c’est un peu plus pro, on a monté Murailles Medias qui fait tourner les artistes Effervescence et d’autres artistes aussi et voilà , le label a aussi un peu plus de cachet parce qu’il est un peu plus vieux et que les artistes font plus de concerts. Mais a la base c’était juste pour mutualiser les moyens …
Vous jouez souvent les uns avec les autres..
Oui il y a pas mal de gens qui jouent dans différents groupes parce qu’il y a des projets communs et c’est ça l’aspect collectif du truc. Même si au final il y a de plus en plus de vrais groupes et moins de collaborations; c’est à dire que les gens se mettent à 3, 4, 5 pour un projet et ils le tiennent et ils s’investissent plus dans ce projet plutôt que de jouer à droite à gauche.
Je sais c’est pas si c’est plus pro c’est peut-être que les gens on envie de finaliser un projet précis plutôt que de jouer à gauche et à droite.
(Est ce que quelqu’un veut une bière ?
ouais je veux bien.
est ce qu’on a un truc pour l’ouvrir ?
J’ai pas de briquet
j’en ai un
PLOC)
Athanas me demandait pourquoi tu ne chantais pas en français ?
Parce que j’ai vécu toute mon enfance aux Etats-Unis, que j’ai appris à lire et écrire là-bas et que j’ai une approche musicale qui est vraiment liée à la langue anglaise vu que quasiment tout ce que j’écoute est en langue anglaise et j’ai pas trop de références françaises.
Tu étais dans quel coin aux Etats-Unis ?
J’étais à Tulsa en Oklahoma, chez les indiens.
Avec Patriotic Sunday vous avez des dates à l’étranger ?
Là on fait plus de concerts en France pour avoir une bonne base, parce que là comme c’était que notre quatrième concert c’était encore un peu flottant … Et je pense qu’on fera une tournée en 2010, notamment en Allemagne, en Angleterre c’est sûr parce qu’il y a déjà des tourneurs qui veulent le faire mais là on va déjà essayer de tourner en France.
C’est cool parce que le concert de la Route du Rock ça a permit à plein de programmateurs de voir ce que ça rendait sur scène par rapport au disque.
Et c’est pour quand cette sortie d’album ?
Le 19 octobre donc sur Effervescence et il sort en vinyle sur un label qui s’appelle HipHipHip.
T’es attaché donc au format vinyle ?
Absolument, moi j’achète pas trop de CD j’achète quasiment que du vinyle , je pars du principe que j’aimerais bien … enfin si j’écoutais la musique que je faisais, j’aimerais bien l’écouter en vinyle.
Et qu’est-ce que tu écoutes ?
Pas mal de trucs différents. Les derniers trucs que j’ai acheté le dernier Cryptacize un groupe avec le premier guitariste de Deerhoof, j’ai acheté le Dan Deacon aussi qui est assez rigolo, là aujourd’hui j’ai écouté que Television dans la voiture, voilà. Et puis j’avais bien aimé le denier Animal Collective et puis dans truc un peu plus dur j’adore un groupe irlandais qui s’appelle Adebisi Shank, une espèce de math-rock futuriste qui est assez cool. Et puis dernièrement j’ai vu un putain de groupe de grindcore-punk un peu à la Dillinger Escape Plan qui s’appelle Escarre avec qui on a joué avec Papier Tigre et c’était vraiment mortel. Ils avaient des futes en cuir et jouaient le truc à fond. Donc Escarre, ils font parti de la Triple Alliance de l’Est, c’est les groupes de hardcore de là-bas à l’humour un peu néo-nazi.
C’est sur ce doux mot que l’on finit l’interview. Et avant de lever nos fesses de l’herbe on discute de l’avenir : le concert attendu de Bill Calahan qui aura lieux quelques heures plus tard; et la reformation de Pavement qui sera confirmée un mois et demi plus tard.
Myspace de The Patriotic Sunday
Collectif Effervescence
Papier Tigre
interviewers: Raphaël et Romain
